WC au Japon : danger mortel ou bénédiction ? Le Patron mène l’enquête


L’un des premiers trucs qui risque de surprendre le visiteur au Japon, vu qu’il devrait y être confronté assez rapidement, c’est les WC. Nommées toire (to-i-rè, en gros c’est toilet prononcé avec les phonèmes locaux), les toilettes au Japon se présentent sous deux formes : à la japonaise, et à l’occidentale.

A la japonaise c’est ça :

Appelées aussi toilettes à la grecque chez nous, j’ai soigneusement ignoré ces objets du démon qui étaient davantage des repoussoirs qu’autre chose à mes yeux. Je me suis donc concentré sur les toilettes à l’occidentale (encore plus occidental que la Grèce donc), qui elles aussi diffèrent des nôtres.

Et qui ont des noms judicieusement choisis.

Ces toilettes là présentent deux différences notables avec les nôtres : l’assise est chauffée (c’est pas toujours le cas, mais souvent quand même), et surtout elles sont équipées d’un petit panneau de contrôle pas franchement évident à comprendre. On en trouve de plus en plus avec des instructions également marquées en anglais, mais vu que ce n’est pas généralisé petite analyse de ce qu’on trouve sur ces panneaux, et de ce que ça veut dire :

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Bon là celui-ci il est un peu high-tech, vous trouverez pas autant de boutons sur tous les panneaux, mais ça permet de faire un petit tour d’horizon. Les grosses icônes c’est la base, on les retrouve partout excepté peut-être la dernière. De gauche à droite :

  • en orange le symbole est clair pour tout le monde en principe, c’est le bouton stop. Sur certains modèles c’est écrit uniquement avec le kanji 止 (とまる, tomaru).
  • au cas où le pictogramme ne serait pas suffisamment éloquent, c’est donc par ce bouton qu’on déclenche la fameuse douchette anale. Angoissante au début, elle deviendra rapidement un fidèle allié, surtout en cas de digestion compliquée suite par exemple à une choucroute aux fruits de mer. Le terme au dessus, おしり (ashiri), indique que vous allez imminemment recevoir un jet d’eau là où le soleil ne brille pas.
  • pour éviter le traumatisme, le bouton d’à côté (やわらか, yawaraka) propose la même chose en moins virulent.
  • les deux en dessous sont des modes alternatifs :
  • le bouton suivant, ビデ (bidet), est accompagné d’un pictogramme de femme. Et ce n’est pas anodin, disons que ce n’est pas la même zone qui est ciblée ici. Enfin après vous faites comme vous le sentez hein, je suis pas là pour vous juger.
  • plus rare, le dernier bouton propose, une fois que vous êtes suffisamment amusé avec les précédents, de vous envoyer un bon gros coup d’air chaud. C’est souvent écrit en kanji comme là, 乾燥 (qui se lit kansō).

Après on a les boutons secondaires, pas toujours présents mais bien utiles quand ils le sont. Sur la droite, on voit deux duos de boutons :

  • à gauche, ceux qui ont quelques notions de japonais auront reconnu le kanji de l’eau, qui forme ici le mot 水勢 ( すいせい, suisei) qui contrôle le niveau de pression de l’eau. La flèche du haut, associée au kanji 強 (つよい, tsuyoi = fort) permet d’augmenter le débit, celle du bas notée 弱 (よわい, yowai = faible) permet de le baisser.
  • juste à côté… bah là en fait je dois dire que j’en sais rien. Ca se lit nozuru, ce qui doit signifier nozzle (tuyère en français) mais j’ai aucune idée de ce à quoi ça sert ici.

Sur ce modèle les boutons de chasse d’eau ne sont pas présents, parfois ils le sont. Dans tous les cas deux kanji à retenir : 大 pour quand y a vraiment besoin de beaucoup d’eau, et 小 pour les affaires moins complexes.

Peuvent également être présentes des fonctionnalités telles que la musique 音量 (おんりょう, onryō) pour vous couvrir en cas de situation vraiment grave tendax, ou encore パワー脱臭 (パワーだっしゅう, power dasshuu) qui est le désodorisant.

Un dernier point super important : dans les hôtels, vous trouverez souvent des chaussons spéciaux à l’entrée des toilettes. Utilisez les de préférence, mais surtout ne les gardez pas en sortant. Ils sont uniquement dédiés à cet endroit et vous risqueriez de passer pour je ne sais quoi en les conservant, c’est limite comme si vous vous promeniez avec la crotte au cul.

Voilà, normalement avec ça vous avez les bases, vous savez quoi faire et quoi éviter. Ces toilettes font partie de l’expérience : tentez, ça se pourrait même que vous finissiez par y prendre goût.

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