2 Mai : Gimme a hell yeah


 

 

 

 

 

 

 

Beppu :

  • ça a pas changé depuis y a 3 jours, toujours un peu plus d’1h30 depuis Hakata.
  • Enfers
    • Ils sont situés un peu partout dans la ville, référez-vous au plan dans l’article pour plus d’infos.
    • Des bus au départ de la gare desservent l’ensemble des enfers, mais ça va nécessiter quelques changements. Ayant tout fait à pied je vous invite à consulter cette page pour connaître la marche (bon enfin du coup non) à suivre pour les bus. Il semblerait qu’un pass à 900¥ soit disponible pour la journée, c’est probablement la meilleure option si vous comptez visiter plusieurs enfers et que vous ne tenez pas spécialement à vous flinguer les jambes.
    • El Patron se rend à Beppu. Sachant que chaque enfer coûte 550¥ et qu’un pass pour visiter les 8 enfers est disponible pour 2100¥, combien d’enfers El Patron doit-il visiter pour que le pass soit rentable ? Je ramasse les copies dans deux heures.

Kawachi Fuji-en

  • Environ 1h30 depuis Fukuoka (Hakata), mais niveau logistique c’est un peu sportif. Voir la section dédiée pour plus de détails, mais en gros faut se rendre à Yahata. Ensuite, la table horaire est ici (en bas) : le premier tableau indique le sens Yahata -> Ajisai, le second (délimité par la colonne en vert) donne les horaires du sens Ajisai -> Yahata. Ajisai est indiqué en rose à chaque fois.
  • Entrée payante, depuis 2016 ça passe par un système de réservation qui permet de s’assurer qu’il n’y a jamais de foule abusive (avant c’était la foire) : il faut payer 500¥ au préalable (les tickets sont en vente sur Japanican, tout est en anglais), puis une fois sur place si la floraison est avancée on vous demandera un surplus de 500 ou 1000¥. Plus vous payez cher, plus belles seront les fleurs. Et évidemment prévoyez de quoi payer (des espèces, je suis pas sûr qu’en carte ça passe), puisque si vous ne pouvez pas vous acquitter du surplus demandé vous pourrez pas rentrer.

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Beppu

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Beppu: 33.316063, 131.469008

Un petit rappel sur la ville de Beppu, oui je recycle et alors, c’est mon site c’est moi qui décide.

Drapeau de Beppu-shi

Préfecture : Oita

oita

beppu

beppu

On ne va pas tourner autour du pot, la star locale à Beppu, et le quasi-unique mais néanmoins grand intérêt de la ville, ce sont ses sources chaudes, surnommées « enfers ». En fait l’histoire de la ville semble se résumer à celle de ses sources : on raconte ainsi qu’à l’époque des dieux, deux d’entre eux nommés Sukunabikona et Ōkuninushi visitèrent ce qui est désormais la préfecture d’Ehime, située sur la côte juste en face. Pas de bol, Sukunabikona, qu’on va désormais appeler Suku parce qu’à un moment ça va bien, tomba malade. La tuile. Oku, que l’on imagine légitimement en détresse, fit alors ce que chaque personne dotée de raison fait en pareille situation : il plongea dans la mer tuyau qui reliait Dōgo Onsen (situé à Matsuyama) et Beppu afin de tirer l’eau de source de cette dernière. Un petit tuyau d’environ 100 kilomètres d’après les lieux concernés, rien de bien méchant McGyver te fabrique ça en une demi-heure grand max. Suku se baigna dans l’eau ainsi puisée et se mit à aller mieux, ensuite ils vécurent probablement heureux et eurent beaucoup d’enfants très doués en bricolage aussi.

Plus récemment, enfin pas trop non plus vu que c’était quelque part aux alentours du 13e siècle, un seigneur local établit à Beppu une sorte de station thermale. Mais lui son truc c’était pas de soigner l’arthrite des petits vieux, plutôt de guérir des samurai blessés au combat contre l’armée mongole.

Puis le 20e siècle arriva tranquillement et avec lui les saines valeurs du capitalisme : l’eau de source fut ainsi pompée massivement pour contribuer à intensifier l’agriculture et la production de sel. Résultat, la source finit par se tarir et il fallut en trouver une autre, ce qui fut heureusement fait en 1957. Il est depuis interdit de s’en servir pour la production de sel, en revanche l’eau reste à ce jour utilisée en agriculture. Et pour attirer les touristes, évidemment.

Aujourd’hui, grosse journée. A l’origine, mon plan c’était d’aller à Kagoshima, tout au sud de Kyushu. Seulement avec le tremblement de terre, la connexion en train a été coupée jusqu’au jour de mon départ, du coup j’ai préféré me rabattre sur un plan B et désormais ça fait un peu loin pour tenter le coup. Et comme j’ai salement foiré ma visite à Beppu il y a quelques jours, la destination du matin est toute trouvée : j’y retourne, et cette fois je vais les voir mes enfers.

Pour ce revival à Beppu on file droit à l’essentiel avec les enfers. Il y en a 8 au total, 6 sont à une courte distance le marche les uns des autres et les 2 derniers sont loin. Je pensais « un peu loin » mais pour m’être coltiné la route à pied c’est plutôt « très beaucoup loin » et à part si vous cherchez à battre un record sur votre fitbit je ne peux que vous conseiller de prendre le bus.

Je commence par le premier de la liste, bon c’était peut-être pas une bonne idée car c’est de très loin le meilleur de tous, les autres ont semblé un peu fades à côté. L’attrait majeur de cet enfer est l’immense bassin central d’un bleu azur (d’où son nom de umi = mer) d’où s’échappent des volutes de fumée. Il existe également un petit chemin permettant apparemment d’observer l’enfer de plus haut, mais il était fermé quand j’y suis allé, probablement suite au séisme vu que Beppu avait été touchée aussi. On trouve également à l’écart un ou deux bassins supplémentaires de couleur orange, qui donnent un aperçu de ce que sera l’un des autres enfers où j’irai un peu plus tard.

Umi-jigoku

Juste à côté de là se trouve l’enfer Onishibozu, dont la spécialité est la boue. Mais attention, pas n’importe quelle boue, celle-là elle est grise et surtout elle bouillonne. Elle est répartie comme ça en quelques bassins, c’est joli mais bon comparé au précédent ça fait pas rêver non plus.

Onishiibozu-jigoku

En redescendant on tombe sur l’enfer Yama (montagne), que je ne recommande pas du tout. Déjà les bassins n’ont rien de fou, et surtout l’enfer est également un zoo où des animaux (hippopotames, par exemple) sont conservés dans des enclos moches, vétustes et surtout beaucoup trop petits. Bref, à éviter.

Yama-jigoku

Pas très loin de là se trouve l’enfer Oniyama, cette-fois ça signifie « montagne du démon » et on vous met une statue de démon à l’entrée histoire que vous compreniez bien. Très oubliable lui aussi, c’est là que sont gardés les crocodiles. Qui sont complètement amorphes à cause de la chaleur écrasante, franchement j’aime pas spécialement les crocodiles mais j’avais presque de la peine pour eux.

Oniyama-jigoku

Ensuite, on arrive à l’enfer Kamado, qui est un peu un best-of de ce qu’il est possible de trouver à Beppu. C’est ici que se trouve le meilleur endroit pour faire cuire sa propre bouffe à la vapeur des enfers. Ayant déjà mangé ce genre de chose l’autre jour j’ai passé cette fois, mais j’ai en revanche tenté une petite attraction à côté qui permet de se faire un bain de pieds… mais à la vapeur. Plutôt rigolo et relaxant, un break bienvenu avant la reprise des hostilités.

Kamado-jigoku

On termine les enfers du quartier de Kannawa (les deux derniers sont loin d’ici) par Shiraike, qui présente déjà un peu mieux avec son eau d’un bleu très pâle, ce qui lui vaut d’ailleurs son nom de « bassin blanc ». En dehors de ça, on trouve un aquarium qui fait lui aussi très vieillot, et dans lequel on trouve notamment des piranha.

Shiraike-jigoku

C’est là que je me suis mis en tête de me rendre à ma destination suivante, l’enfer de Chinoike, en marchant. Sur le plan ça avait l’air assez près, mon GPS avait lâché l’affaire vu qu’il parvenait pas à trouver l’endroit que je lui demandais, bref ça m’a gonflé j’ai foncé vers l’aventure. Faute évidemment, les enfers étaient à quasiment 3 kilomètres de là, ce qui en soi n’est pas énorme sauf que c’était 3km à longer une route et j’ai toujours autant horreur de ça. Bref j’ai perdu du temps, mais les bus étant rares je ne serais pas arrivé bien avant si j’en avais attendu un. Et donc, l’enfer de Chinoike avec son bassin rouge. C’est le 2e plus gros (et plus connu) juste derrière Umijigoku, et ils en profitaient bien avec une immense boutique qu’il fallait obligatoirement traverser en entrant et où tout était cher. A l’intérieur j’ai aperçu un français qui ressemblait fortement à Florent Gorges, puis je l’ai entendu parler et je me suis vite rendu compte que c’était pas lui.

Chinoike-jigoku

Dernier enfer, celui de Tatsumaki. Il est un peu différent des autres puisque son élément majeur est un geyser. Pas aussi impressionnant que ceux d’Islande, mais ça reste quand même amusant à regarder.

Tatsumaki-jigoku

Comme l’aura constaté le lecteur assidu, je suis ressorti de là avec une impression globalement mitigée. Ce qui pose la question : est-ce que ça vaut vraiment le coup, les enfers de Beppu ? A cela je répondrai : bofkeukeuf.

Au final, sur les 8 enfers il y en a 4 qui valent vraiment le coup. Mais cela dit le pass pour les 8 enfers vous reviendra moins cher que d’en visiter 4 au détail… si vous avez du temps prenez le pass et faites tout, si vous êtes en temps limité je pense que vous pourrez vous contenter d’Umi, Kamado voire Onishibozu qui est à côté. Les 3 autres enfers de Kannawa ne valent pas vraiment le coup, quant aux deux derniers ils sont vraiment loin et il faut donc avoir pas mal de temps devant soi.

Ensuite j’ai réalisé qu’il fallait vraiment que je sois à la gare pour 14h30, qu’il était 14h et que le bus suivant passait genre à 14h20. Du coup deux solutions s’offraient à moi : faire une croix sur mon plan de l’aprem, ou raquer et prendre un taxi. Etant déjà dans une situation un peu tendue sur le plan financier suite à des achats un peu trop enthousiastes sur la bouffe notamment, je me suis logiquement dit « oh et puis merde je suis plus à 15 balles près ».

Taxi donc, puis train et direction la ville de Yahata pour la dernière activité de la journée, qui s’est en fait transformée en double activité.

Au final, sur les 8 enfers il y en a 4 qui méritent vraiment le détour. Mais cela dit le pass pour les 8 enfers vous reviendra moins cher que d’en visiter 4 au détail… si vous avez du temps prenez le pass et faites tout, si vous êtes en temps limité je pense que vous pourrez vous contenter d’Umi, Kamado voire Onishibozu qui est à côté. Les 3 autres enfers de Kannawa sont complètement dispensables, quant aux deux derniers ils sont vraiment loin et il faut donc avoir pas mal de temps devant soi.

Fuji Kawachi-en

Contrairement à beaucoup de lieux touristiques, le jardin de Fuji Kawachi (Kawachi Fujien de son vrai nom) est une propriété privée. Il n’est du coup ouvert que quelques jours dans l’année, pour la floraison des glycines, afin que tout le monde vienne en profiter. Enfin en profiter en payant hein, faut pas déconner non plus. Jusqu’à l’année dernière c’était un peu la fête du S.L.I.P, chacun pouvait se rendre à loisir au jardin quand il voulait, ce qui occasionnait de très grosses affluences et des embouteillages pas possibles sur les routes avoisinantes. A partir de cette année c’est fini : il est impératif de réserver sa place à l’avance. Le prix plancher est de 500¥, mais selon le stade de floraison une somme supplémentaire allant jusqu’à 1000¥ pourra vous être réclamée en plus à l’entrée. Si on vous demande rien c’est mauvais signe : les fleurs sont sûrement en tout début ou en toute fin de floraison.

Normalement, l’achat du ticket pour Kawachi Fuji inclut un transport gratuit par la navette. Le site où j’ai acheté le billet n’était même pas au courant de ça, je l’ai appris tout seul… ce que je ne savais en revanche pas c’est que la dernière navette était à 15h. Un peu compliqué vu qu’il était 17h là. Heureusement j’ai pu trouver un plan B : il y a un onsen juste à côté du parc des glycines, mais vraiment à côté. La navette est gratuite du moment qu’on se rende à l’onsen, mais pendant longtemps des gens en ont apparemment abusé et n’allaient au final qu’au jardin. Pour éviter de se retrouver dans le rôle des couillons de service, l’onsen a désormais imposé une règle : pour revenir il faut présenter un ticket qui n’est disponible que pour les clients de l’onsen. Je n’avais pas vraiment prévu de me baigner mais après tout pourquoi pas… surtout que j’avais 3h à tuer avant la navette retour et que le jardin ne me prendrait sûrement pas autant de temps.
A l’entrée du jardin on me réclame 1000 yen supplémentaires : ça pique un peu mais c’est bon signe, puisque ça indique que les glycines sont en plein pic de floraison et que la vue va donc être optimale. Et effectivement ça ne déçoit pas, c’est très beau, c’est plein de fleurs mais c’est aussi et surtout plein de CHINOIS QUI FONT DES SELFIES AVEC DES PERCHES. Ah putain je les aime pas eux. Du coup je ne m’attarde pas trop sur le tunnel à l’entrée, j’aurai le temps d’y revenir. Il suffit de marcher quelques minutes pour tomber sur un endroit beaucoup moins fréquenté, et où l’on trouve une grande zone avec un plafond de glycines absolument superbe, davantage que le tunnel j’ai trouvé. Je suis resté là une bonne demi heure, et puis quand je suis redescendu au niveau du tunnel… les mêmes touristes qui étaient toujours là en train de faire des selfies. Pendant 30mn ils n’ont même pas bougé de l’entrée, se contentant de faire un maximum de photos au même endroit. Et puis soudain un appel, et les voilà qui plient bagage. Les chinois repartaient, je ne comprenais pas, tout le chemin qu’ils avaient faire pour en arriver là. Ils ont juste pas bougé de l’entrée du tunnel, 1500Y pour rester au même endroit pendant une heure.

Enfin bref, le jardin fermait donc direction l’onsen, j’avais le temps puisque le parc fermait à 18h et que le bus était à 20h. Très bel endroit, plusieurs bains intérieurs, belle vue à l’extérieur, sauna… bref je recommande à toute personne qui se trouverait dans le nord de Kyushu (Kokura, mais Hakata n’est pas loin non plus) de visiter cet onsen nommé Ajisai no yu.
Au final, très bon moment que ce combo Fuji Kawachi + onsen, évidemment c’est sous réserve d’y aller à la bonne période (donc globalement dans les premiers jours de Mai) et de ne pas être allergique aux foules. Mais en tous cas, pour la seconde fois de ce séjour je décerne un Incontournable du Patron bien mérité.

incontournable

C’est non. Pas de nouvelle préfecture aujourd’hui, et donc pas de nouveaux plats.

C’est non ! J’ai déjà évoqué les cartes de la préfecture d’Oita dans mon précédent article sur Beppu. Mais si vous savez bien, celui qui est paru y a 6 mois.

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Vous vous souvenez ? Hier, enfin la dernière fois, je vous contais la tragique histoire d’Urashima Taro. Mais en fait elle est pas si tragique que ça, car il s’agissait d’une FAUSSE HISTOIRE. Haha je vous ai bien feintés.

On en était restés au moment où Taro grillait des sales petits cons en train de martyriser une pauvre tortue. Après avoir chassé les malandrins, il relâcha la tortue et lui dit « va, car désormais tu es une tortue Libre et vive l’Amérique ». La grandeur d’âme de Taro sembla toucher la tortue qui s’éloigna en se disant « quel homme serait-ce de l’amour que je ressens au plus profond de mon coeur ». Quelques jours plus tard, alors que Taro pêchait, une tortue surgit soudain à côté de son bateau. « Wesh », l’apostropha le reptile, « c’est toi qui as sauvé une tortue l’autre jour ? T’es mon bro désormais, viens avec moi je vais te faire découvrir le Royaume des Tortues ».

Alors Urashima Taro montit sur le dos de la tortue et PAF ! Ils plongeâtes vers les tréfonds de l’océan.  Ce qui implique évidemment que l’histoire se déroulit sur la côte Est du Japon puisque sa côte Ouest est bordée au nord par la mer du Japon et au sud par la mer de Chine, ça j’imagine que tout le monde le savait.

Donc paf, la tortue nage nage nage, Taro est totalement saucé car il voit plein de poissons que jamais il n’avait vus jusqu’à présent, et la tortüber arrive enfin à destination. Un magnifique palais avec de la feutrine, des gros poufs en skaï. De la barbe à papa sur des arbres en carton, enfin tout vraiment d’un goûx esquis. Quand soudain apparut devant lui une jeune femme d’une beauté incroyable, genre un peu comme Alison Brie.

« Tu me reconnais ? Je suis René d’Anclaude la tortue que tu as sauvée l’autre jour. En vrai je ressemble à ça mais je m’étais changée incognito en tortue »

Elle l’invita ensuite à un fantastique festin où on mangea de la chèvre car tout le monde déteste les chèvres, même les hommes-tortues. Tout fasciné qu’il était, Urashima Taro se laissa engrainer et en oublia d’où il venait. Il oublia son village, il oublia sa mère qui attendait du poisson pour manger, ce sale ingrat. Il s’écoula ainsi 3 années parce que Taro était vraiment du genre irresponsable. Un jour il trouva une salle étrange et la suite va vous étonner : à la fenêtre de cette salle, il pouvait observer le monde à la surface. C’est alors qu’il vit son visage et que sa sbirification prit fin : il devint nostalgique et souhaita ardemment rentrer. La princesse était évidemment triste, mais pas rancunière elle lui remit un coffre et lui dit « ouvre-le le jour où tu seras en galère, promis c’est du lourd ».

Taro repartit donc à la surface, mais alors qu’il regagnait son île une étrange sensation l’envahit : rien de ce qu’il voyait ne correspondait à ses souvenirs, c’était presque pareil mais pas complètement pareil.  Il se dit que 3 ans à fumer des algues avec Sébastien le crabe qui imite vachement bien Henri Salvador avaient dû attaquer un peu sa mémoire, et fit route vers sa maison. Sauf que là, stupeur et surprise : point de maison, juste de la mauvaise herbe ! Confus, il demanda à des villageois où était sa maison, la maison d’Urashima Taro. Les villageois furent encore plus confus et l’un d’eux lui dit « mais, innocent ! Urashima Taro est mort depuis longtemps, la légende du village dit qu’il a disparu en mer il y a 300 ans et personne n’a su ce qu’il advint de lui ».

Alors l’incroyable vérité le heurta de plein fouet, tel le moustique heurtant les dents du cycliste en bord de rivière : pendant qu’il avait passé 3 ans sous l’eau, le temps à la surface s’était écoulé 100 fois plus vite. Sa mère était canée de longue date, et un grand désespoir l’envahit. On pourrait même dire qu’il était fortement en galère.

Donc oui, la boîte évidemment. La réponse était la boîte. Il ouvrit cette boîte, et là PAF ! une immense fumée s’échappa et l’enveloppa. Et Taro Urashima se mit à vieillir très vite puis se transforma en grue, animal dont on dit qu’il vit mille ans avant que l’enchaînement des chantiers ne finisse par avoir raison de lui. La grue survola la mer, et finit par croiser son amie la tortue, dont on dit qu’elle vit DIX MILLE ANS, eh ouais. Les villageois s’écrièrent alors « une grue et une tortue ! 10 000 ans de bonheur et de retour de l’être aimé ! »

Fin du Conseil Local FCPE dans Vie du conseil local fin-300x174

Non sans dec l’histoire se finit vraiment comme ça. Limite la version Ken Loach était plus positive en fait.

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