1er Mai : Mais dis-moi… tu es détendu ? 2


Aujourd’hui, journée détente, mais grosse journée malgré tout. L’endroit où je me rends est (ça devient une constante avec ce voyage) plutôt loin puisque ce sont pas moins de 2h30 de bus qui m’en séparent : direction Kurokawaonsen, qui comme son nom l’indique est une ville thermale. Ayant souhaité faire l’aller-retour dans la journée vu que l’hébergement sur place se négocie à 200€ minimum, je n’ai que 5h à peine pour profiter des lieux. C’est très peu, je m’en suis contenté faute de mieux mais je ne recommande pas vraiment de faire ça.

  • Kurokawa-onsen
    • Pour s’y rendre (depuis Kumamoto dans mon cas), soit trajet direct en bus pour environ 4000¥, soit si on a le JR Pass y a moyen de gruger un peu et de faire le trajet en train jusqu’à Aso, puis de récupérer le bus à ce moment. L’aller-retour tombe alors à 2000¥.
    • Horaires TRES contraignants : depuis Aso il n’y a que 2 bus le matin (9h45 et 11h30 à l’aller, dernier bus à 16h25 au retour), voir ici
    • Au niveau des onsen, les tarifs sont variables mais on est souvent  à 500¥. Achat possible de pass à 1300¥ qui donne accès à 3 onsen de votre choix, je recommande largement cette solution (et en plus ça vous fera un souvenir avec l’amulette en bois).
 

Préfecture : Kumamoto

 kumamoto

kurokawa

 

L’histoire de Kurokawa-onsen est assez récente puisqu’on retrouve les premières traces d’informations la concernant durant la période Edo, où elle avait déjà sa réputation de station thermale. Située sur un axe fortement passager du nord de Kyushu, elle était du coup un point de passage fréquent pour les armées mais aussi les voyageurs.

Le développement de Kurokawa en ville quasi-exclusivement dédiée aux thermes est très récent : en 1961, 6 établissements se sont associés et ont entrepris de promouvoir cet aspect de la ville, ce qui ne commença réellement à fonctionner qu’en 1975. Le message était en gros « venez chez nous, chaque hôtel possède son propre bain extérieur (rotenburo) ». Bon là y a deux hôtels qui ont levé la main et qui ont dit « oui mais autour de chez moi c’est tout en pente je fais quoi chef », et du coup le message fut abandonné. A la place, ils réalisèrent qu’au Japon comme partout ailleurs, les gens aiment bien collectionner des trucs. Alors, s’inspirant de ce qui se faisait déjà dans la préfecture de Nagano, ils créèrent des petites amulettes en cèdre que les visiteurs pouvaient (et peuvent toujours, j’y reviens dans le récit de la visite) acheter, et qui leur offraient l’accès à 3 bains au choix.  Mais bon, les hôtels qui n’étaient pas en mesure d’avoir de rotenburo bah ça leur faisait une belle jambe à eux, sans bain personne venait chez eux.

Finalement le tourisme finit par réellement bien prendre, et aujourd’hui il y a tellement de monde qui vient à Kurokawa-onsen que tous les hôtels affichent complet. Même les couillons qui ont trouvé le moyen de construire sur des terrains en pente.

Yamamizuki

Première petite surprise : le bus me lâche un peu au milieu de nulle part. Bon ça va, j’avais anticipé le coup et mon GPS m’indique où est le centre d’informations, mais d’entrée de jeu on sent que ça va être sportif pour se repérer ici. J’ai finalement la chance de tomber sur un couple de japonais anglophones qui vient spontanément me filer un coup de main et me guide jusqu’au centre, qui n’était pas bien loin de là.

Comme je l’évoquais dans la présentation de Kurokawaonsen, il y a deux moyens (bon trois en comptant le fait de dormir sur place mais ça n’était pas une possibilité ici) de profiter des bains sur place : soit payer chaque bain au détail, soit profiter du forfait qui a été mis en place et qui permet, pour 1300¥, de profiter de 3 bains au choix. Vu le temps que j’avais (à peine 5 heures), ça semblait amplement suffisant.

Sauf que là attention, le pass c’est pas un simple ticket comme c’est le cas la majorité du temps : on vous donne une petite plaque de bois que vous gardez sur vous (si vous vous respectez vraiment pas vous pouvez même la porter autour du cou), et que vous faites tamponner à l’entrée de chaque onsen. Au bout de 3 tampons, le pass est considéré comme expiré.

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3 onsen ça peut paraître peu sur un village qui en compte une dizaine, mais d’après de nombreux guides il y en a vraiment 3 qui sortent du lot donc c’est sur eux que je me suis concentré. Evidemment, impossible de prendre soi-même des photos à l’intérieure donc je compléterai les diaporamas avec les photos officielles des bains. J’achète mon pass, et voilà que le même couple se propose de m’emmener vers ma première destination vu qu’ils y vont aussi.
C’est donc parti pour Yamamizuki, réputé pour être de loin le meilleur bain de toute la ville (et aussi l’un des plus excentrés, mieux vaut le faire en premier du coup). Et effectivement l’endroit est à la hauteur de sa réputation : son bain principal est situé légèrement en surplomb d’une rivière avec cascades et tout, on a connu pire comme cadre pour se baigner. Il y a normalement deux bains annexes aussi, mais ils étaient indisponibles suite au séisme. Bon par contre niveau infrastructures c’est le minimum syndical, et vous avez intérêt à déjà savoir comment on s’en sort dans un onsen (quelle chance, je propose justement une aide en fin d’article) parce que là y a rien pour vous aider. C’est un reproche qui reviendra d’ailleurs souvent dans cet article : l’endroit semble fait pour les japonais et uniquement pour eux, les autres n’ont qu’à se démerder.

Comme son nom l’indique, on est ici dans un parc côtier. Et ce ne sont pas les activités qui manquent, surtout à cette saison. Outre les fleurs multicolores, le parc propose aussi un zoo, un marineland, des jeux de plein air comme un trampoline géant (réservé aux enfants malheureusement, j’étais très triste), bref y a de quoi faire. Personnellement j’étais surtout venu pour les fleurs, comme les photos pourront en témoigner.

Bref, je serais bien resté tout l’aprem ici mais j’en ai quand même deux autres à tester. N’ayant plus de couple sympa pour faire le taxi j’ai dû me débrouiller tout seul cette fois, et ça consiste à marcher le long d’une route de montagne sur environ 2 kilomètres. Ah oui, en plus de pas être très accueillant pour les étrangers, ça ne l’est pas non plus pour les piétons.

Hozantei

Comme d’hab pas possible de prendre des photos de l’intérieur, mais j’ai au moins pu en avoir une ou deux avant d’arriver, un joli petit endroit ma foi.

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J’arrive à l’onsen, déjà un petit peu plus pratique que le précédent (mais moins beau), je file vers le bain hommes et là QU’EST C’EST CA. Y a une dame (bien conservée, sachez-le) en train de se désaper OKLM. Kestufé gros. Ca m’a choqué, j’y suis allé quand même mais j’étais choqué. Même pas une étrangère qui aurait pas compris hein, nan une locale en mode rien à battre.

Bon je suis resté là un petit quart d’heure, et puis la vue n’ayant rien de spécial je suis reparti vers d’autres cieux. Autres cieux qui impliquaient de redescendre la route, celle que je venais de me farcir d’abord, mais aussi celle qui m’avait été épargnée grâce au trajet en voiture. Et c’était long, très belle vue à moult endroits mais c’était long, et ça nous amène à la dernière étape.

Iyashi no Sato Kiyashiki

Encore un onsen qui se mérite, puisque non seulement l’entrée est bien planquée et loin de toute civilisation, mais même une fois entré dans le ryokan il faut encore marcher un petit moment , gravir moult escaliers et échapper à des nuées d’insectes fous avant d’enfin aller se relaxer. En termes de cadre on retrouve pas l’excellence de Yamamizuki mais ça m’a semblé bien au dessus de Hozantei, le fait que ça soit plus calme ayant sans doute joué.

Découpé en deux zones, il propose d’abord un bain exclusivement masculin (han c’est genré spabien) où l’on peut poser ses bras sur une sorte de grand tuyau de bambou, et c’est absolument pas parlant dit comme ça donc voilà plutôt une photo.

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La deuxième partie du bain offre un bassin plus grand, avec vue sur la forêt en contrebas, mais c’est mixte alors attention, sachez où vous mettez les pieds. Moi j’y suis allé, c’est bon tant que je sais à quoi m’en tenir et que les règles sont respectées, je suis bien. De toutes façons y avait personne, j’ai même pas pu tenter la blague du « ça te dirait pas de venir voir de l’autre côté de la porte y a un gros bambou », rien. Mais je vous la fais quand même à vous, et ça c’est cadeau. A un moment y a quand même une mère qui a tenté une incursion avant de se raviser immédiatement. J’ai pas tout compris à la conversation qui a suivi mais j’ai identifié des termes tels que « gaijin-san » (façon relativement polie de désigner un occidental) ou encore « ザ パトロン ». Bref ça m’a pas empêché de profiter des diverses infrastructures pendant une petite heure, et dont voici un aperçu (les photos ne sont pas de moi) :

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Sur ce, il était déjà temps de rentrer, et pas question de se louper car c’est le premier et dernier bus de l’aprem. Et moi quand il s’agit de se louper, je réponds toujours présent. Du coup je vais tranquillement m’asseoir à l’arrêt de bus qui va dans le mauvais sens (sans le savoir hein, je suis quand même pas con à ce point), et qui revoilà ? Mes anges gardiens du matin, qui repassaient par là pour s’assurer que j’étais bien revenu. Heureusement qu’ils étaient là eux, ils m’ont expliqué que durant leurs nombreux voyages des gens se sont toujours donné beaucoup de peine pour les aider, du coup ils prolongent la chaîine du bonheur. Un bel exemple qui n’est tout de même pas la règle : des voitures j’en ai croisé des dizaines dans la journée, personne n’a spontanément proposé de m’aider.

Au final je suis bien ennuyé pour rendre un avis sur Kurokawa-onsen. Si l’on se contente de juger l’endroit en lui-même, rien à redire : c’est beau, c’est naturel, les bains sont stylés (et encore j’ai essayé que les 3 plus réputés, y en a beaucoup d’autres qui valaient sûrement le coup aussi), bref sur ce point la ville tient toutes ses promesses. Le problème il est au niveau de l’accessibilité : à moins d’avoir les moyens de vous payer un ryokan sur place (200€ par tête en moyenne) les bus sont trop rares et les trajets trop longs pour que ça vaille la peine de faire l’aller-retour dans la journée. Ou alors faut vraiment être un gros fan d’onsen mais dans ce cas je doute que 5h et 3 bains suffisent à vous contenter.

Et si vous ne connaissez pas trop les onsen et souhaitez découvrir, certes ceux de Kurokawa ont pour réputation d’être parmi les tous meilleurs du pays (c’est probablement le cas pour Yamamizuki) mais on en trouve d’autres plus accessibles : Kurama onsen vers Kyoto, Ajisai no Yu au nord de Kyushu (j’en parle dans le prochain article), le mont Fuji en propose quelques beaux aussi vers Kawaguchiko, les abords du lac Chuzenji à Nikkô sont aussi un bon endroit… bref ce ne sont pas les possibilités qui manquent dans les grosses destinations.

En résumé, Kurokawa onsen c’est oui si vous pouvez passer la nuit sur place, et idéalement si vous avez déjà une petite expérience des onsen. Dans le cas contraire, les difficultés logistiques prennent selon moi le pas sur les qualités pourtant indéniables des lieux.

Et évidemment, quel meilleur moment que maintenant pour vous dévoiler en exclusivité le premier volet du Compendium Hautement Important des Bonnes Résolutions à l’Etranger, dédié aujourd’hui aux onsen, naturellement.

Onsen : entre tradition et modernité (et zgeg au vent)

L’une des premières choses que l’on veut tester quand on arrive au Japon, c’est évidemment les mangas et les jeux vidéo parce que c’est ça le vrai Japon. Mais si on a plus de 16 ans, l’une des premières choses que l’on veut tester c’est les bars à hôtesses les bains japonais. Seulement voilà, vous […]

Rien aujourd’hui ! Le village proposait de la nourriture très appréciable mais rien qui sortait de l’ordinaire.

Aujourd’hui je gruge un petit peu sur les gotochi, vu que Kurokawa se situe toujours dans la préfecture de Kumamoto il n’y a pas de nouvelles cartes à présenter… sauf que j’ai toujours pas évoqué celles de Yamaguchi, la préfecture où j’étais allé Mardi matin.

 

2009 : il s’agit d’un fugu (ふぐ), le fameux poisson ballon que si on en mange on peut se la jouer #thuglife devant les collègues en rentrant.

2010 : le kintaikyo (錦帯橋), bon bah là rien de nouveau vu que je l’ai fait, revoir l’article de la journée si besoin.

2011 : il s’agit d’une lanterne en « forme » de poisson rouge (金魚ちょうちん), typiques de la ville de Yanai. C’est une tradition qui commence à dater maintenant puisqu’elle remonterait à la fin de la période Edo, il y a environ 150 ans. A l’origine elles étaient dédiées au festival obon qui a pour rôle d’honorer les morts, les enfants marchaient alors dans les rues avec ces lanternes pour accueillir leurs ancêtres. La tradition s’est peu à peu perdue, et puis après la guerre un artisan de Yanai s’est dit que c’était cool quand même ces petites lanternes, et il est parvenu à relancer la pratique. Du coup chaque année lors d’obon (qui a lieu à 3 dates : 15 Juillet, 15 Août, et le 15e jour du 7e mois lunaire qui varie d’année en année) la ville se retrouve ainsi parée de lanternes rouges et blanches.

2012 : cette personne s’appelle Kaneko Misuzu, une poétesse née à Nagato et qui fut assez célèbre localement au début du 20e siècle pour les poèmes et chansons qu’elle écrivait à destination des enfants. A 24 ans elle se marie sans vraiment avoir le choix (les mariages arrangés étaient légion et restent encore assez présents aujourd’hui) avec un fieffé sac à merde qui lui interdit d’écrire de la poésie ni même d’envoyer des lettres à ses amis. Elle trouve le réconfort en éduquant sa fille, et puis 3 ans plus tard, son mari qui aimait bien fréquenter les quartier un peu « si tu vois ce que je veux dire » avait justement eu tendance à tuvoiscequejeveuxder avec des dames à l’hygiène contestable, et revint à la maison avec moult MST. Kaneko, légitimement pas très contente, demanda le divorce et la garde de sa fille. Son mari accepta, sans doute parce qu’il se disait qu’il aurait déjà largement de quoi s’occuper avec ses nouvelles amies Chla et Mydia, mais finalement il changea d’avis. Et le problème c’est qu’à l’époque, le seul droit qu’avaient les femmes en pareille situation bah c’était de se taire et d’obéir. Kaneko estima alors que la seule solution qui lui restait était de se suicider pour protester contre ce sort injuste et elle mourut à 26 ans. Voilà voilà.

2013 : il s’agit de poupées en laque d’Ouchi(大内人形), du nom d’un seigneur de guerre qui vécut dans la préfecture au début du 14e siècle. Sa femme, qui venait de Kyoto, déprimait un peu d’être éloignée de sa ville et son mari essaya de la consoler en dédiant une pièce entière à l’artisanat de Kyoto. Il fit venir moult artisans depuis la capitale, qui mêlèrent leur savoir à celui de Yamaguchi et créèrent tout un tas de trucs, dont ce processus de laquage. Les poupées en sont le résultat le plus connu, mais on trouve aussi des baquettes, des plats…

2014 : encore une personne. Cette fois c’est Yoshida Shōin, un intellectuel. La légende raconte qu’il devint stratège à l’âge de 5 ans (sacrée performance quand on considère que Laurent Blanc ne comprend toujours rien au sujet à 50ans) et commença à enseigner à 9. Fasciné par l’occident, il tenta par tous les moyens de rencontrer le commodore Perry, mais son plan « I hope senpai notices me » échoua et il fit même un séjour en prison à cause de ses méthodes disons, invasives. Plus tard, opposé idéologiquement au shogun, il tenta d’en assassiner le premier ministre ce qui lui valut un nouveau séjour en prison qui fut cette fois le dernier. Exécuté à 29 ans seulement, son « héritage » vient du fait que plusieurs de ses étudiants finirent par poser les bases de la restauration Meiji, qui mettrait définitivement fin au shogunat et à l’ère féodale du Japon.

2015 : décidément à Yamaguchi ils aiment bien rendre hommage à des gens. Celui-ci se nomme Shinsaku Takasugi, et il est justement l’un des étudiants de Shōin évoqués juste au-dessus. Farouchement opposé (mais genre opposition haineuse) aux étrangers durant ses jeunes années, Takasugi adoucit peu à peu son point de vue et finit même par devenir l’un des artisans de la restauration Meiji, qui eut justement plutôt tendance à ouvrir davantage le Japon sur l’étranger. Sa milice personnelle, le Kiheitai, était constituée de samurai mais suite à un combat contre des forces Françaises, Néerlandaises et Anglaises il comprit vite que lutter avec un katana contre des gars qui en face ont des fusils, bon bah c’est pas super commode. D’ennemi de l’occident il devint surtout un ennemi du shogun, jouant un peu un double jeu au passage vu qu’il essayait d’être en relativement bons termes avec l’occident pour renverser Tokugawa, qu’il accusait d’affaiblir le Japon face à la menace militaire étrangère. Finalement en 1865 éclata la guerre civile de Chōshū, et la milice de Takasugi, bien mieux équipée, mit une rouste à l’armée du shogun, qui finit quelques années plus tard par perdre le pouvoir.

 Voilà, bon bah dites-donc on en aura appris des trucs aujourd’hui. N’hésitez pas à poster 1 dans les commentaires si d’aventure vous vous êtes fait chier, mais ça serait pas très sympa.

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Pour compenser l’absence de point bouffe, j’ai fait appel aux services de Berumaru-san, qui nous conte aujourd’hui l’histoire de Taro Urashima, le pêcheur. Pas pêcheur au sens « pardonnez-moi mon père parce que j’ai pêché avec la femme du voisin » hein, pêcheur qui pêche des poissons.

Et Taro se débrouillait pas trop mal en la matière : grâce à sa pêche, il parvenait à subvenir à ses besoins et à ceux de sa mère avec qui il vivait. Mais un jour, FAUTE ! Cet incapable ne ramena que trois poissons, ce qui était nettement en dessous de son rendement habituel. Honteux, il se préparait psychologiquement pour recevoir une soufflante de la madre quand il entendit des enfants faire moult raffut sur la plage. Alors il se rapprochit évidemment et observit la scène. Quelle ne fut pas son horreur quand il vut soudain des sales petites ordures de gamins en train de maltraiter une pauvre tortue. Alors évidemment son sang ne faisa qu’un tour et il dit aux enfants « CASSEZ-VOUS SACS A MERDE JE VOUS PRENDS TOUS ICI N’IMPORTE QUI JE CRAINS DEGUN ». La réaction des sales gosses ne fut pas celle attendue puisqu’ils répondirent un truc genre « u wot m8 » (enfin l’équivalent japonais) et continuèrent leurs vils agissements. Taro décida alors de filer les poiscailles à cette sale engeance en échange de la liberté de la tortue.

Taro remit la tortue à l’eau et elle s’éloigna tout en se retournant fréquemment pour l’observer. Taro rentra chez lui sans nourriture, il mourut de faim dans la nuit et sa mère avec.

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Voilà ça c’était la version Ken Loach. Demain je vous raconterai la version d’origine.


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2 commentaires sur “1er Mai : Mais dis-moi… tu es détendu ?