29 Avril : A la recherche de la poubelle star 3


Aujourd’hui, grosse journée. A la base je devais prendre un bus vers ma nouvelle destination aux alentours de 9h, puis repartir le lendemain à 8h30 après avoir dormi sur place. Je me suis par la suite aperçu qu’il était possible de plutôt prendre le(s) bus vers 15h sans que ça modifie fondamentalement mon programme, et c’est donc vers ça que je me suis tourné.

Kumamoto : 1h depuis Hakata.

Note : avec les importants tremblement de terre ayant frappé Kumamoto et ses environs dernièrement, le château n’était plus accessible et je n’ai aucune idée de quand il le sera à nouveau. Je laisse les infos pratiques, ça pourra toujours rendre service tôt ou tard.

  • Château de Kumamoto
    • A un petit kilomètre de la gare, il est tout à fait possible d’y aller en marchant (compter une petite demi-heure), mais sinon en marchant jusqu’à la station Kumamoto-Ekimae juste devant la gare, un petit tour de tramway (direction Kengummachi) jusqu’à la station Kumamotojo-Shiyakushomae vous y emmène en 10mn pour 170¥
    • 500¥ pour entrer, ou 640¥ si vous voulez faire la maison Hosokawa en plus
  • Maison Hosokawa
    • Juste à côté du château, si vous trouvez l’un vous trouvez l’autre, c’est magique.
    • 300¥ pour la maison seule, ou comme indiqué juste avant billet groupé avec le château pour 640¥
  • Suizen-ji
    • Comme dit précédemment, Kumamoto est une petite ville donc si vous voulez tenter le coup à pied, les 4km qui séparent le parc du château se font assez facilement vu qu’il suffit de suivre la principale avenue de la ville. Seulement, comme cette dernière n’a pas grand intérêt et n’est pas particulièrement jolie, je vous en voudrai pas si vous optez pour le tram : depuis la station Kumamotojo-Shiyakushomae, reprenez le tram jusqu’à Suizenjikoen.
    • L’entrée du jardin est à 400¥
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Kumamoto

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Kumamoto: 32.790206, 130.689237

Après une nuit de sommeil réparatrice, direction la gare pour atteindre non pas ma destination mais une simple étape : Kumamoto, ville qui a fait l’actu récemment et pas vraiment pour de bonnes raisons. Et ce matin la gare est BLINDEE, car on est le premier jour de la Golden Week, cette semaine de congés nationaux où tous les japonais partent en même temps aux mêmes endroits, c’est les grosses ambiances. Je traverse tout ce bordel et pars avant tout à 20mn à pied de là pour déposer mes affaires à l’hôtel où je dors demain, ça m’évitera de me les trimballer. Et il commence déjà à y avoir du volume, vu que niveau souvenirs je cherchais des trucs un peu rares j’ai acheté dès que j’ai trouvé. Et j’ai beaucoup trouvé.

Bref, une fois revenu à la gare direction Kumamoto, à trois quarts d’heure de là.

Drapeau de Kumamoto-shi

Préfecture : Kumamoto

kumamoto

kumamoto_ville

kumamoto

Après deux jours dans des villes certes très plaisantes mais n’ayant pas forcément masse d’anecdotes à raconter, retour dans une ville chargée d’histoire. Histoire très très ancienne déjà, puisque des archéologues y ont trouvé des outils de chasse dont on estime qu’ils dateraient d’il y a 30 000 ans, histoire ancienne mais moins avec le Nihon Shoki (le plus ancien document officiel du Japon) qui place à Kumamoto et ses environs trois clans ayant existé au 3e siècle environ, et puis histoire récente qu’on va aborder dans une autre phrase vu que celle-ci n’a que trop duré.

La légende de Kumamoto s’écrit surtout par le biais de samurai : dès le 11e siècle, plusieurs clans majeurs rivalisent pour dominer les terres, et s’illustrent dans quelques combats historiques comme par exemple la tentative d’invasion mongole en 1274. Evidemment, comme à peu près partout au Japon à cette époque, ça bastonne sec et les samurai sont régulièrement mis à contribution. Les clans rivaux se disputèrent régulièrement le contrôle de la région, le déclin de l’un s’accompagnant toujours de la montée en puissance d’un autre, jusqu’à ce qu’Hideyoshi Toyotomi débarque en mode « bon allez hop ça suffit les conneries #findugame » et s’empare de l’intégralité de Kyushu. Hop, plus de disputes, plus de problèmes.

Il désigna l’un de ses fidèles, Sasa Narimasa, qui en plus d’avoir un nom bourré d’allitérations qui a dû lui valoir bien des moqueries à l’école, ne fut pas respecté bien longtemps : une révolte sonna et il perdit le contrôle de la région. Bah bravo Morray ! Le pouvoir passa entre les mains de Kato Kitomasa qui contrôla une zone importante de Kyushu, dont le sud de  l’actuelle préfecture de Kumamoto. Le nord c’était un peu moins stable, divers seigneurs jouèrent à la patate chaude avec jusqu’à ce que, une fois de plus, ce soit le pouvoir central qui vienne faire le ménage dans tout ça par le biais d’Ieyasu Tokugawa, qui resterait le boss des lieux jusqu’à la restauration Meiji et le retour de l’empereur au pouvoir. La préfecture, qui se nommait encore Higo à cette époque, fut renommée en Kumamoto, fusionna avec une voisine, fut renommée en Shirakawa, et finalement l’empereur se dit « oh puis en fait non » et renomma de nouveau la préfecture en Kumamoto.

Je regrette sincère de m’être embarqué là-dedans, l’histoire de Kumamoto est en fait affreusement pénible à relater. N’hésitez pas à taper « 1 » dans les commentaires si vous vous êtes fait chier en lisant cet encadré, c’est super important.

On termine sur l’histoire de Kumamoto avec une ultime révolte des samurai, qui étaient toujours bien présents dans le coin. Très mécontents de la politique menée par l’empereur lors de la restauration Meiji, qu’ils estiment trop « occidentalisée », ils se soulevèrent et ça donna une très grosse guerre civile, la guerre du Seinan également connue sous le nom de rébellion de Satsuma (qui a au passage inspiré un film médiocre avec Tom Cruise, Le Dernier Samurai). Très largement en sous-nombre, les samurai firent ce qu’ils pouvaient face à l’armée impériale, mais furent finalement vaincus à Shiroyama, sur les lieux de l’actuelle Kagoshima (c’est cool je sais de quoi je vous parlerai dans l’encadré demain du coup) et la caste des samurai prit fin par la même occasion.

Au départ je devais passer une demi journée ici, et même une nuit. Malheureusement avec le séisme, tous les endroits touristiques de la ville ont été endommagés et seront fermés au public pour une durée a priori assez longue. Ayant presque trois heures devant moi je suis quand même allé me promener un peu, notamment aux abords du château qui était l’une des destinations que j’attendais le plus cette semaine. Alors concernant les dégâts que la ville a subi : on est loin du champ de ruines présenté à la TV (c’est pourtant pas leur genre à TF1 & cie de dramatiser et d’amplifier la réalité pour faire peur, je comprends pas ce qui s’est passé). La ville a subi des dégâts, c’est visible à un certain nombre d’endroits, il y a beaucoup de sacs d’affaires cassées qui ornent les trottoirs, mais globalement la ville s’est déjà remise en ordre de marche, c’est vivant, y a du monde dans les grandes artères… bref c’est pas une ville fantôme.
Le château ne peut pas être approché de très près, et vu qu’il est planqué derrière des arbres la majorité du temps il est difficile d’en avoir des bons clichés de loin :

Château de Kumamoto

S’il n’est pas d’origine, ayant été en très large partie détruit en 1877 lors de la rébellion de Satsuma, le château de Kumamoto a tendance à impressionner par sa grandeur : le nombre de dépendances diverses dépasse largement la majorité des autres châteaux japonais, et de nouvelles continuent d’être construites à ce jour. Par ailleurs, et même si là ça fait un peu tard, le château est un très bon coin pour admirer les fleurs de cerisiers au printemps, puisqu’il se targue de pas moins de 800 arbres. Tous ces avantages lui valent être considéré comme l’un des 3 plus beaux châteaux du Japon (les japonais ADORENT les top3, j’ai l’impression d’en voir sans arrêt) aux côtés d’Himeji et Matsumoto. Qui sont tous les deux au programme de la semaine prochaine, quelle chance !

Par contre, si la reconstruction a permis d’offrir au château une apparence extérieure quasi-identique à celle qu’il avait au départ, ce n’est pas le cas de l’intérieur : n’espérez pas y entrer pour voir à quoi pouvait ressembler la vie d’un seigneur de guerre à l’époque, les lieux de vie ont quasiment tous disparus et ont été remplacés par un musée d’histoire. Mais on ne verra de toutes façons rien de tout ça ici : suite au tremblement de terre le château n’est plus accessible pour le moment, il faudra donc se contenter de quelques photos de loin.

Le château « vu », je me suis dirigé vers le jardin Sengan-en qui n’était pas indiqué comme fermé sur Japan-Guide. Bon bah preuve que même les meilleurs se plantent, le jardin était bien fermé. Pas que j’aie eu besoin d’aller vérifier personnellement cela dit : après m’avoir entendu poser la question à un chauffeur de bus, un passant a tenu à m’informer de la fermeture du jardin. Et il y tenait beaucoup, il m’a suivi sur 25 bons mètres, silencieuement façon Predator, avant d’attendre que je m’arrête pour me parler.

Bon je présente quand même le jardin en question, ça peut servir :

Parc de Suizenji

Construit par la famille Hosokawa (un nom qui va revenir un peu plus loin) au 17e siècle, il fut choisi pour la pureté de son eau qui garantissait un thé de qualité maximale. Ouais y a des gens ils veulent des trucs avec 3 chambres ou vue sur la tour Eiffel, Tadatoshi Hosokawa lui il voulait juste un thé au top, chacun son truc.

Le parc abrite entre autres choses une colline artificielle qui reproduit le mont Fuji. En moins beau certes, mais aussi sans les foutus nuages qui obstruent la vue 75% du temps.

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Pour ceux qui tenteront Kumamoto par la suite, voici les quelques trucs que j’avais prévu de visiter (aucun n’était accessible aujourd’hui) :

Maison Hosokawa

Tadatoshi Hosokawa, dont je vous parlais précédemment, était un samurai très connu à son époque. Et à l’image de ce qui se fait à Kanazawa, il est possible de visiter l’ancienne maison de ce samurai, nommée Kyū Hosokawa Gyōbutei. Située juste derrière le château, je me suis évidemment pas privé d’y aller.

A la base la maison n’était pas construite ici, elle a été déplacée puis rénovée dans les années 1990. Il s’agit ici d’une maison de samurai de très haut rang, d’un niveau digne d’un seigneur. Alors forcément on parle pas d’un petit studio « de caractère » de 12m² là, on est dans le luxueux.

Honmyō-ji

Ce temple, situé un peu à l’extérieur de la ville mais à proximité du château, a justement été érigé en l’honneur de celui qui a bâti le château : Kiyomasa Katō, qui se trouvait également être un pratiquant dévoué du courant bouddhiste Nichiren. Construit au départ à Osaka, le temple fut déplacé une première fois au château de Kumamoto, brûla, et fut déplacé à son emplacement actuel où il brûla à nouveau durant la rébellion de Satsuma, parce que l’histoire du Japon est majoritairement faite de trucs qui crament.

Au début du 20e siècle le temple devint un lieu de refuge pour les lépreux qui y faisaient la quête auprès des fidèles. Le gouvernement finit par se dire que ces malheureux seraient peut-être mieux à l’hôpital, et dans le cadre d’un mouvement nommé « pas de lépreux dans notre préfecture » dont je n’arrive pas à déterminer s’il visait à soigner les malades ou juste à les ostraciser façon manif pour tous, les lépreux furent délogés du temple et mis dans des sanatoriums. Donc ça va, vous pouvez aller le visiter sans crainte, normalement c’est safe.

Un grand torii marque le début d’une route bordée de 12 petits temples, qui mènent finalement au gros morceau. A partir du temple, une montée de 176 marches (c’est écrit sur Wikipedia hein, je me suis pas amusé à compter) mène à la tombe de Kiyomasa.

Du coup, étant dans l’impossibilité de visiter quoi que ce soit je retourne vers la gare. Il me restait encore du temps mais vu que je prenais le dernier bus, pas de risques inutiles. Sur la route je me chope un petit matcha latte au Starbucks, et c’est triste mais je crois que plus je consomme de matcha et moins j’aime ça, en version lactée du moins.

Je repars, matcha en main, arpenter les rues menant à la gare. Quelques photos des dégâts au passage, c’est pas exactement la promenade rêvée mais on fait avec les moyens du bord.

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Alors que j’attendais à un passage piéton je surprends une fille derrière moi en train de me prendre en photo. Mais pas discrètement genre « je fais style de regarder une vidéo en tenant le téléphone au ras de mes yeux » comme on a fait tous parfois quand y a un type étrange dans les transports. Non non, là elle braquait son téléphone vers moi dans le plus grand des calmes, surprenant vu la réputation de timidité des japonais. Bon si ça lui fait plaisir après tout.

C’est là aussi que j’ai été confronté à un problème classique du Japon : son absence de poubelles. J’ai cherché à mesure que je marchais, mais pas moyen de trouver un endroit où jeter ce gobelet, les rares poubelles étant dimensionnées pour recevoir des canettes. Alors j’ai gardé le gobelet avec moi jusqu’à la gare, et à la gare toujours pas de poubelle. Mais c’était pas grave, j’avais fini par m’y attacher à ce gobelet. Je l’ai nommée gobelet-chan.

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ET MOI JE SUIS TOMBE EN ESCLAVAGE DE CE SOURIRE DE CE VISAGE


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ET JE LUI DIS EMMENE-MOI

Après 3 heures de bus dans un décor pittoresque, me voilà à Takachiho, ma vraie destination. Le proprio de l’auberge, très sympa, est directement venu me chercher à la gare. Pas que ç’ait été indispensable, la location n’est pas loin, mais j’aurais peut-être galéré à trouver tout seul.

Et à peine le temps de se poser qu’il est l’heure de repartir, car à 20h se déroule au temple non loin de là un spectacle quotidien de danse kagura, qui raconte en 4 actes (il existe 33 danses au total, le proprio me disait que même pour un japonais la moitié sont imbitables) l’embrouille entre Amaterasu et les autres dieux, qui sera relatée dans le prochain article.

Bon c’était assez… spécial. Musique ultra monotone, danses un peu étrange, mais c’était une expérience amusante. Quelques vidéos ci-dessous, les miennes sont globalement irregardables donc pour le confort de tous je suis allé en chercher sur Youtube.

A voir aussi

Tant qu’on parle de religion, j’ai enfin repris l’écriture d’articles « bonus » et en voici justement un sur le principal culte du Japon.

Pas franchement ma région préférée sur le plan culinaire, mais quelques petits trucs intéressants à tester quand même sur Kumamoto.

Déjà, la ville possède sa propre variante de rāmen : le bouillon est à base de porc et d’ail, c’est délicieux mais si vous aviez prévu de sociabiliser avec des japonais lors de votre passage, c’est peut-être pas le plat idéal.

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Où en trouver : comme d’hab, c’est un plat simple à trouver, mais on m’a tout particulièrement conseillé d’aller chez Komurasaki (3-32 Kamibayashimachi), situé à quelques centaines de mètres du château.

 

Soupe toujours, mais plus digeste (enfin il paraît, j’ai pas testé car ma préférence va et ira éternellement au gras), le taipien. Les plus observateurs s’en douteront un peu vu le nom, il ne s’agit pas d’un plat japonais mais chinois (bon techniquement le rāmen aussi), même si des ingrédients locaux sont venus s’y mêler. Contrairement à la plupart des soupes japonaises qui se basent sur des nouilles relativement épaisses, celle-ci est composée de vermicelles, sur lesquelles viennent se rajouter divers ingrédients parmi lesquels on peut trouver du chou, des carottes, mais aussi du porc, des crevettes, du poulpe, ou encore une étrange pâte à base de poisson.

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source Wikimedias

Où en trouver : celui de la photo vient d’un restaurant dans la gare de Kumamoto, mais comme pour les rāmen ça se trouve assez facilement. Alors par contre pour le distinguer du rāmen va falloir bien ouvrir les yeux ou prier pour que ce soit écrit en anglais.

On enchaîne sur un autre plat que j’ai pas souhaité tester, la viande de cheval crue. Alors déjà bon, même sans être particulièrement fan de chevaux j’ai pas envie d’en manger (même si ça a dû m’arriver, coucou Findus), mais là en plus en sashimi… mais bon si jamais y en a que ça tente, ça s’appelle basashi (馬刺し), et l’apparence est facilement reconnaissable.

Où en trouver : j’en ai vu un peu partout en me promenant, ça devrait pas être difficile. N’ayant pas souhaité en manger je serai incapable de vous recommander un endroit par contre.

Autre spécialité un peu étrange, mais végétarienne cette fois, le karashi renkon. En regardant rapidement j’avais eu l’impression que c’était du citron, en fait rien à voir : c’est de la racine (du rhizome, plus exactement) de lotus bouillie, fourrée avec un mélange de moutarde et de pâte miso, puis frite. Pas super engageant, j’ai passé mon tour.

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Et on termine par un peu de sucré, avec le ikinari dango (いきなり団, à gauche) et le chosen ame. Le premier consiste en un disque de patate douce surmonté de pâte de haricot rouge, le tout étant passé à la vapeur.
Le second (à droite) et est un mélange de pâte de riz gluant, de sucre et d’amidon. Son nom signifie littéralement « bonbon de Corée » bien qu’il ne vienne pas du tout de là-bas. La légende dit que c’est Kiyomasa Kato, alors seigneur de Kumamoto, qui popularisa cette confiserie. En vue d’une guerre qu’il mena en Corée, ses troupes emmenèrent avec elles ces bonbons, qui rendirent de fiers service vu qu’en plus de se conserver longtemps, le riz a tendance à caler le bide pendant un certain temps, plutôt pratique dans une situation comme celle-ci. Revenus victorieux, ils nommèrent ainsi la confiserie en mémoire du combat qu’ils venaient de remporter.

Sauf que du coup Kato fit une pub monstre pour le chosen ame et le gouvernement se dit que c’était limite un aliment miracle genre potion magique dans Astérix. La recette fut du coup jalousement gardée et pendant très longtemps le public n’y eut pas accès, faisant de la confiserie un mets réservé à la haute société (je rappelle qu’on parle d’un truc à base de riz cuit et de sucre). Mais bon depuis ça s’est arrangé, on en trouve facilement et même à divers parfums.

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source JNTO


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source Wikipedia

Où en trouver : à peu près n’importe quelle pâtisserie, ou en dessert dans la majorité des restos. Dans les boutiques de souvenirs de la gare aussi, vu que ça fait de bons omiyage (les cadeaux que les japonais ramènent à leur famille/travail en revenant de vacances).

– 2009 : on l’a vu plus haut, c’est le karashi renkon (辛子れんこん).

– 2010 : j’y reviens pas non plus, c’est le château de Kumamoto. A noter l’angle de vue un peu spécial, qui met au premier plan un mur de pierre appelés  niyo no ishigaki, qui signifie littéralement « mur de pierre dédoublé » ou un truc approchant. Ils ont un peu forcé sur la couleur par contre, le premier pan du mur n’est pas aussi rouge que ça en réalité.

 – 2011 : c’est le pont Tsuujun (通潤橋), situé à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Kumamoto, dans la ville de Yamato. Enfin il serait plus exact de parler d’aqueduc vu que l’eau circule aussi bien sous le pont que dedans. Sa particularité, c’est que via deux trous astucieusement placés il crache de la flotte par son point central, en vrai ça semble assez impressionnant mais je n’ai malheureusement pas eu le temps de m’y rendre, d’autant que la décharge d’eau est apparemment très irrégulière. Mais si vous avez de l’argent en trop, bon déjà vous pouvez me l’envoyer j’en ferai bon usage, sinon vous pouvez apparemment obtenir une décharge d’eau à la demande moyennant 10 000¥. Mais bon, est-ce bien raisonnable ? Pensez à toutes ces conneries que vous pourriez acheter au Yodobashi avec cet argent.

– 2012 : cette carte rend hommage au mont Aso, principal volcan des environs et qui est d’ailleurs toujours en activité, sa dernière éruption datant de Septembre 2015 à l’heure où j’écris ces lignes. Je crois qu’à l’heure actuelle il est toujours déconseillé d’y randonner, et je n’avais de toutes façons pas assez de temps, c’était ça ou Kumamoto. Si vous avez l’occasion c’est quand même un endroit qui mérite largement le détour, sa forme quasi-symétrique le rendant particulièrement photogénique. Quant à la carte, elle représente le lac situé dans le cratère, avec sa couleur bleutée caractéristique des eaux acides. Les abords du cratère étant interdits d’accès pour cause de possibles désagréments incluant par exemple la mort par asphyxie à cause des émanations gazeuses, il faudra se contenter de l’admirer en carte postale. Ou en hélico s’il vous encore de l’argent à dépenser. Je vous laisse aller lire l’article Wikipedia sur ces eaux volcaniques si ça vous intrigue, moi j’ai pas le temps de détailler j’ai piscine.

– 2013 : hiiiiiii, des dauphins ! Si on occulte le fait que cette créature n’est pas aussi mignonne qu’elle en a l’air, les dauphins sont une attraction particulièrement populaire dans la préfecture. Quelques centaines d’entre eux vivent (en liberté) dans l’archipel d’Amakusa à une centaine de kilomètres de Kumamoto, et les croisières permettant de les observer (イルカ ウォッチング) sont nombreuses.

– 2014 : un autre truc dont je n’ai pas profité mais bon, j’avais une excuse il n’a lieu qu’en Novembre. Le festival de Yatsushiro Myoken (八代妙見祭) accompagne le dieu du sanctuaire local qui, une nuit par an, va se promener au sanctuaire voisin de Shoya Hachiman et revient au petit matin. Danses, chars, chevaux, c’est assez festif avec un petit côté médiéval. Quant à la créature représentée sur la carte, il s’agit du kida, une tortue avec une tête de dragon parce qu’après tout pourquoi pas.

– 2015 : bon bah, c’est une pastèque, ou suika en japonais (スイカ). Il y en a pas mal de produites vers ici, d’ailleurs je suis arrivé en pleine saison pour en profiter. Ce que je n’ai pas fait vu que je trouve ça complètement fadasse, ça vaut pas un bon melon charentais #team17


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