24-25 Avril – Et le train de tes injures roule sur les rails de mon indifférence 5


Lors de mon premier voyage, je m’étais offert un joli petit coup de stress avant même de partir, grâce à la magie d’un GPS facétieux. Cette année pas de folies, le GPS a été mis hors d’état de nuire, arrivé à l’aréoport largement en avance, j’étais bien. Bon je pétais quand même un peu liquide comme à chaque fois que je dois prendre l’avion, mais en dehors de ça j’étais bien.

Après une escale sans histoires (mais avec un McRib) à Francfort, c’est parti pour le grand vol et Japan Airlines, s’il vous plaît. Les promos aidant ça revenait même moins cher qu’avec les compagnies du golfe, et je m’évite du coup une interminable escale au retour dans un aéroport merdique, entouré de chinois qui crachent par terre. Bon cela dit l’escale retour se fera à Londres, pas certain que j’y gagne forcément au change en termes de classe.

Mais laissons ça pour plus tard, car pour l’instant je me coltine mes 12 heures de vol, majoritairement de nuit.

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Un dîner qui met directement dans l’ambiance.

Après m’être maté The Revenant (c’est quand même ironique que Di Caprio décroche enfin l’oscar pour un de ses moins bons rôles) je me suis dit que je pourrais dormir, ça serait pas mal ça comme idée.

Sauf que j’avais oublié à quel point c’est la misère pour dormir dans un avion, à moins d’être en classe business ou d’être complètement claqué. Ce qui est mon cas maintenant du coup, je pourrais reprendre l’avion pour arriver à dormir dedans. En dehors de ça voyage tranquille, bon à un moment j’en avais marre de mes godasses je les ai virées, les masques à oxygène sont tombés du plafond et peu après et une hôtesse est venue me voir pour me dire que si je continuais la police m’attendrait à l’atterrissage donc j’ai arrêté. Nuit difficile donc, je risque d’avoir du sommeil à rattraper d’entrée de jeu mais étant seul (pour l’instant) c’est pas très grave, je peux me permettre de zapper une soirée pour aller dormir comme un caca.

Lorsque j’émerge de l’espèce de coma où j’avais fini par tomber, on survole déjà le nord du Japon après avoir parcouru toute la Russie dans la nuit. Petite vue sympa au passage.

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Une fois arrivé à Narita au terme de ce trajet interminable, petite course pour récupérer diverses choses indispensables au voyage et direction Tokyo pour enfin me reposer.

Haha, ah bah non suis-je bête, je pars à l’autre bout du Japon et ce sont pas moins de 8 heures de train qui m’attendent. Bon j’ai au moins pu profiter un peu du trajet pour prendre quelques photos du paysage, dont le mont Fuji qui malgré un temps nuageux se montrait à peu près correctement.

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Une petite heure de break à Osaka avec le rituel passage par une grande chaîne américaine de café pas terrible et trop cher mais je continue quand même d’y aller je sais pas pourquoi, et en route pour le dernier tronçon. Evidemment pas question de dormir, je dois être archi au taquet vu que je suis dans le tout dernier shinkansen de la journée, qu’il arrive à minuit et que j’ai ensuite 10mn pour trouver le métro, sous peine de me taper le chemin jusqu’à l’hôtel à pied. J’ai réussi à éviter ce piège, mais ce fut intense jusqu’au bout, merci les stations de métro sans escalators au passage.

Quand enfin j’arrive à l’hôtel (je vous file la référence, il est bien placé et pas cher : Hotel MyStays Fukuoka Tenjin, 3 Chome-5-7 Tenjin, Chuo) une bonne surprise (bon une surprise prévue) m’attend : plein de cartes gotochi (je reviens sur ça très bientôt) et un mystérieux ticket, mais que peut-il bien être ? Ce suspense est insoutenable.

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A la base j’espérais profiter de cette première soirée pour faire un petit tour mais il est tard, plus rien n’est ouvert et après 28h de transport/escale sans beaucoup dormir c’est même plus au bout du rouleau que je suis, j’ai carrément commencé à me torcher avec le carton. Direction dodo du coup, demain sera une grosse journée. Résumé de ce périple infernal :

J’attaque les choses sérieuses (et les articles à rallonge) dès 7h, je suis pas venu là pour beurrer les tartines. Bon enfin ça c’est la théorie, parce qu’en pratique entre la fatigue assez extrême et la crève qui se profile j’ai péniblement émergé à 8h30. Petite vue sur Tenjin, qui sera mon camp de base ces 6 prochains jours et que je découvrirai ce soir si je me sens d’attaque (donc plutôt demain en fait).

 

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Un shinkansen Evangelion, c’est oui. Mais j’ai pas eu la chance de l’apercevoir pour le moment.

 

En attendant le démarrage des vraies sections bonus je vous laisse avec Reiko Ozaki, la fille la plus drôle du Japon. Mais potentiellement la plus tarée aussi.


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