13 Novembre : Hammertime !


  • Nara
    • 45mn depuis la gare de Kyoto, trajet une fois de plus couvert par le JR Pass (quelle belle invention décidément).

A Nara, beaucoup de choses à voir. Si vous vous contentez de vous promener dans le parc et d’observer les bâtiments de l’extérieur, ça ne vous coûtera absolument rien. Pour entrer dans les monuments il faudra s’acquitter de sommes diverses : 500¥ pour le Todai-ji où se trouve le bouddha, 1500¥ pour le Horyuji (mais ça ouvre l’accès à deux bâtiments), 900¥ pour le jardin Isuien et probablement d’autres que j’oublie. Le parc est grand, procurez-vous un plan en sortant de la gare pour pas trop galérer à trouver ce qui vous intéresse. Sinon on trouve pas mal de cartes sur Google, comme par exemple celle-là ou bien évidemment la carte perso que je vous propose ci-dessous.

A ma connaissance il n’existe pas de pass regroupant ces diverses visites.

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Nara

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Nara: 34.681499, 135.819683

Après deux « petites » journées, reprise d’un programme un peu plus costaud niveau marche, c’est que mine de rien j’en suis à l’avant-dernier jour de mon voyage. Aujourd’hui je me rends là où je devais aller Samedi dernier avec mon bro: Nara, petite ville toute proche au sud de Kyoto connue pour son grand parc où de très nombreux daims gambadent librement, ainsi que pour son Bouddha de taille très respectable (presque 15m de haut, l’une des plus grandes statues de bronze au monde).

Après avoir miraculeusement pris le bon train, chose suffisamment rare pour être signalée, direction Nara donc, avec un bref moment de recueillement sur les terres de mes ancêtres (où je ne m’arrête malheureusement pas faute de temps donc je me suis recueilli depuis la porte du train).

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Flag of Nara

Préfecture : Nara

nara

nara_ville

 

nara

Avant de devenir la capitale des daims fous, Nara a surtout été la capitale du Japon, excusez du peu.

L’histoire de la région remonte aux années 200 où, sous le nom de Yamato, la province entourant l’actuelle Nara était alors le centre politique du Japon, gérée par un clan qui cherchait (déjà) à unifier le pays. Malheureusement à l’heure actuelle les historiens n’ont pas pu rassembler beaucoup plus d’infos que ça sur cette antique période.

A cette époque et jusqu’au 7e siècle, pour des motifs religieux, le Japon ne disposait pas de capitale fixe : le shintoïsme stipulait en effet qu’à la mort de l’empereur, son successeur devait s’établir dans une nouvelle capitale. L’influence progressive du bouddhisme mena à l’abandon de cette pratique, et en 646 le Japon établit sa première capitale « permanente ». Enfin pas trop quand même, puisqu’avant d’arriver à Nara (connue alors sous le nom d’Heijō-kyō), la capitale bougea deux fois. Et même Heijō-kyō ne resta que 75 ans la capitale, car les moines qui y étaient installés avaient tendance à tourner un petit trop autour du pouvoir impérial, notamment en tentant de séduire l’impératrice pour usurper le trône. Si vous avez déjà lu l’encadré sur Kyōto vous devriez déjà connaître la suite, à savoir que l’empereur décida de se barrer un petit peu plus loin, à Heian-kyō qui deviendrait donc Kyōto plus tard.

Les moines ne lâchèrent pas le morceau pour autant, et Nara resta pendant encore longtemps un important contre-pouvoir, gagnant le nom officieux de « capitale du sud ». Quand les religieux, installés au Kōfuku-ji et au Tōdai-ji, se mirent à soutenir ouvertement le prince Mochihito, prétendant au trône, l’empereur décida que ça commençait à bien faire les conneries et leur déclara la guerre, ce qui mena à la destruction totale des deux temples en 1180. Un immense gâchis sur le plan historique, mais en même temps les moines m’avaient l’air d’être de fieffés trous du cul.

Malgré quelques conflits çà et là, Nara resta globalement épargnée par la destruction… jusqu’au 16e siècle où, durant l’agitée période Sengoku, le Tōdai-ji fut à nouveau cramé par un disciple d’Oda Nobunaga cette fois. Sa dernière reconstruction, en 1701, l’a mené dans l’état qu’on peut désormais admirer.

Le parc étant tout près de la gare, on peut s’y rendre à pied facilement. J’ai de toutes façons tellement marché depuis le début du voyage que je suis plus vraiment à quelques kilomètres près.

Pas de daims à l’entrée du parc mais dès qu’on se rapproche du centre, il y en a effectivement beaucoup (la ville en annonce 2000 au total). Des vendeurs proposent pour une petite somme des biscuits à leur donner, et c’est incroyable ce qu’on devient populaire dès qu’on en a en main. A peine a-t-on acheté les gâteaux que 3 ou 4 daims attendent derrière, tels la michetonneuse ayant flairé le footballeur. Sauf que la michto ne met pas des coups de tête dans le cul pour obtenir ce qu’elle recherche, enfin j’imagine que non je suis pas assez riche pour avoir eu l’opportunité de tenter. Mais le daim lui il hésite pas, il y va. Un panneau résume d’ailleurs assez bien la mentalité de ces gens-là.

Maître Bambi client indéfendable

Enfin bon c’est gentil les daims mais j’ai une statue à voir quand même. Direction donc le Todai-ji, bâtiment qui vu ce qu’il abrite est forcément lui aussi de taille conséquente, c’est l’un des plus grands bâtiments en bois au monde.

En sortant je repère une autre statue, isolée du reste. Je comprends mieux pourquoi en approchant, on a visiblement affaire au vilain petit canard consanguin de la fratrie.

Je me suis barré de là avant d’être traumatisé, et ai parcouru un petit peu le reste du parc avant de repartir en milieu d’aprem.

A un moment des gens m’ont demandé si je voulais prendre une photo de leur gamine en kimono. Bon, pourquoi pas si ça leur fait plaisir.

En repartant je me suis souvenu que tiens, ça pourrait éventuellement être une bonne idée d’envoyer les cartes postales à un moment, sinon on peut faire comme sur leboncoin avec la remise en mains propres mais ça aurait un peu manqué d’authenticité. Par chance y avait un bureau de poste pile sur la route, si c’est pas merveilleux le hasard des fois.

Vu que j’avais un peu de temps je suis retourné à Osaka dans l’espoir de faire le musée que j’avais loupé hier. Eeeeeeet c’est un nouvel échec, le musée fermant très tôt (16h30). Tant pis, cette expo temporaire Diamond no Ace me faisait envie 🙁

Les illuminations de Noël ayant démarré à Osaka, j’en profite pour visiter un peu les abords de la gare. Pareil à Kyoto d’ailleurs, qui a installé un sapin de belle taille directement dans la gare. Mon téléphone étant pourri sur les photos de nuit, je n’ai en revanche rien pu conserver.

Fin de journée tranquille, mais évidemment en passant au Yodobashi (mais cette fois c’était pas des achats pour moi, ça compte pas).

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