10 Novembre : CHOO CHOO, MOTHERFUCKER


  • Kōyasan
    • Pour la partie couverte par le JR Pass : 45mn pour aller de Kyōto à Shin-Imamiya (Osaka).
    • Ensuite, 1h30 pour aller jusqu’à Gokurakubashi, 5mn de cable car et enfin 20mn de bus. Rien de tout cela n’est couvert par le pass, le plus simple reste la solution que j’aurais aimé choisir si j’avais été plus prévoyant : prendre le Koyasan World Heritage Ticket qui coûte un peu moins de 3000¥, et avec ça plus de souci à se faire : TOUS les trajets mentionnés ici sont couverts, ça ouvre en plus des réductions sur les temples et diverses attractions sur place. Et en plus c’est valable deux jours.

Une fois sur place, l’Okunoin, qui recouvre donc la forêt, le mausolée, enfin à peu près tout ce qui va être décrit ci-après en fait, est gratuit. Et ça fait déjà beaucoup de choses à voir pour pas un rond. Après c’est à la carte, la plupart des temples sont à 500¥, le mausolée de Tokugawa à 200¥, mais si vous avez du temps (genre si vous y passez 2 jours) il peut être intéressant de prendre un pass à 2000¥ qui offre l’accès à tout ce que la ville peut offrir. Attention ça n’exempte pas d’acheter le pass pour les transports, il s’agit bien de deux forfaits séparés et complémentaires.

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Koyasan

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Koyasan: 34.212686, 135.587461

On m’avait prévenu: le mont Koya, difficile d’accès, vaut la peine d’être vu mais plutôt sur deux jours, le temps de trajet étant un peu élevé. N’ayant malheureusement pas la possibilité de m’offrir ce luxe sans sacrifier une autre visite, j’ai décidé de tenter le coup sur une journée.

J’avais donc décidé, malgré l’accumulation de fatigue qui devenait difficilement gérable, de me lever à 6h30. A 6h29 et après délibération avec lui-même, mon corps a rendu son verdict.

Réveillé à 9h du coup, ce qui semblait encore assez large. A 10h j’étais à la gare de Kyoto, et le guide annonçait « Entre 2h et 2h30 » de train pour arriver à destination. Apparemment les gens qui écrivent le guide ont un don incroyable qui leur permet de choper les trains directement, sans attente. J’ai malheureusement pas eu autant de veine, mais voici en tous cas le trajet optimal.

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Pour le trajet Shin-Imamiya -> Gokurakubashi, prenez absolument un Express (急行, kyûkô) ou un Limited Express (特急, tokkyû), enfin tout ce que vous voulez mais pas un Local (普通, futsû) sinon vous allez vous taper TOUTES les stations entre les deux gares, et y en a beaucoup. Je peux même vous dire qu’il y en a précisément 39, j’ai eu la chance de pouvoir les compter en direct.

Vous pensez que c’était fini ? Haha, naïfs. Suite (et fin) du trajet :

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Et en plus j’ai pas réussi à trouver de dessin du train ni du bus, c’est décidément pas mon trajet préféré.

Une chance que j’avais prévu de quoi m’occuper !

Pour le bus, vu que je suis arrivé tard je suis allé directement à l’arrêt Okunoin-mae qui est quasiment en bout de ligne, mais si vous arrivez plus tôt il est conseillé de descendre à Senjun-bashi et de profiter du trajet à pieds.

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Préfecture : Wakayama

wakayama

koya

koyasan

 

Kōya-san, ou littéralement le Mont Kōya, n’est paradoxalement pas le nom d’une montagne mais d’un ensemble de montagnes. Par abus de langage et pour se simplifier un peu la vie aussi, on désigne souvent par ce nom l’ensemble formé par la ville de Kōya et les lieux monastiques qui s’y trouvent.

Sa fondation remonte à l’an 819, quand un moine bouddhiste du nom de Kūkai (qui accèderait plus tard à la célébrité en Europe en lançant sa marque de fringues) se dit que ça serait le parfait endroit pour fonder sa secte (Shingon). Mais ça va c’est pas la scientologie non plus, c’est plutôt une secte gentille et modérée, et heureusement parce qu’ils sont quand même 12 millions. Au départ il n’y avait à Kōya qu’un monastère, la ville n’est venue qu’après mais est restée très centrée sur la religion.

Et pendant de très longues années Kōya n’a donc été « que » ça, un lieu de pélerinage bouddhique avec des dizaines et des dizaines de temples à disposition.

Il faudra attendre 2004 et la nomination de Kōyasan au patrimoine mondial de l’Unesco pour que le tourisme explose, passant de 8 000 à 16 000 visiteurs par an entre 2002 et 2006, ce qui reste quand même très modéré. Le nombre de touristes a probablement augmenté encore un peu depuis mais de par sa difficulté d’accès Kōyasan reste un endroit où vous n’aurez aucun mal à profiter du calme des lieux, surtout si vous y allez hors saison.

J’avais prévu un planning assez léger sachant que même en optimisant niveau transport je n’aurais pas masse de temps, mais arriver même pas 2h avant la tombée de la nuit m’a obligé à rusher, et j’aime pas spécialement ça. Je pensais aussi tenter le mausolée de Tokugawa si j’avais eu le temps, malheureusement il était déjà fermé quand je m’y suis pointé.

J’ai heureusement pu faire le lieu pour lequel j’étais venu: l’oku no-in, un immense cimetière (entre ça et le château corbeau hier, je commence à craindre de virer gothique) bouddhiste. Un peu comme le père Lachaise chez nous, mais en beaucoup plus grand. Et en bouddhiste. Et en pas pareil du tout. Je vous aurais bien mis l’itinéraire mais Google Maps fait n’importe quoi et refuse de reconnaître le chemin pourtant bien balisé que j’ai emprunté. A défaut voici à quoi ressemble l’entrée :

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Et la promenade donc.

Au bout de l’allée se trouvait un immense mausolée avec plein de lanternes dedans. Deux d’entre elles sont supposées brûler depuis 900 ans, probablement des lanternes de Marseille. J’ai découvert en sortant que les photos n’étaient pas permises, SUMIMASEN JE SAVAIS PAS JURE

Mais bon maintenant qu’elles sont faites, autant en profiter.

Le temps passait et la nuit approchait donc j’ai poursuivi mon chemin, en me fiant au GPS pour viser à peu de choses près le centre-ville. Sur la route, encore et toujours des tombes, c’était beau mais quand même un brin lugubre.

Retour par la ville, avec des temples de partout. Koyasan, fondée il y a 1199 ans (je l’ai déduit du fait qu’il était marqué que ça fera 1200 ans en 2015, c’est ça la puissance intellectuelle), était avant tout un temple bouddhiste, auquel des habitations se sont greffées ensuite. La ville ne ressemble du coup à aucune autre que j’ai vue, les lieux de culte y étant omniprésents.

Et puis quelques beaux spots à feuilles d’automne aussi, quand même.

Après cette courte ballade, c’est déjà le moment de repartir. Autant je recommande l’endroit qui diffère vraiment de ce qu’on peut trouver aux environs de Tokyo et Kyoto, autant l’aller-retour dans la journée était définitivement une mauvaise idée. Le temps de trajet est bien trop élevé, et c’est quelqu’un qui a une très forte tolérance aux longs trajets en train qui le dit. La redescente vers Gokurakubashi était rigolote par contre (ce n’est pas ma vidéo) :

Mais bref, si vous voulez aller à Koyasan, foncez mais passez la nuit sur place, vous en profiterez bien mieux comme ça. En plus y a pas mal de monastères qui proposent d’héberger les touristes, après les avis que j’en ai lus sont vraiment contrastés :  y a ceux qui ont adoré l’expérience, et ceux qui ont un peu eu l’impression d’être considérés comme du bétail tout juste bon à cracher de la thune, assez loin de l’idée qu’ils se faisaient d’un hébergement religieux traditionnel.

En tous cas journée épuisante, heureusement demain et Mercredi seront des journées un peu plus light: promenade en matinée, et dans l’aprem direction Osaka pour voir des matchs de baseball. Reprise des hostilités Jeudi et surtout Vendredi avec encore un gros voyage en train, qui aura au moins le bon goût d’être direct cette fois.

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