8 Novembre : Ganbatte… J-music !


  • Fushimi Inari
    • 5mn depuis la gare de Kyoto, couvert par le JR Pass
  • Himeji
    • 1h depuis Kyoto en shinkansen. Comme d’hab, gratuit avec le JR Pass, cher (5500¥) sans.
  • Kobe
    • C’est sur la route du retour entre Himeji et Kyoto, mais pas en shinkansen. Compter environ 35mn, couvert par le JR Pass et 600¥ environ sinon.

Coût total du trajet pour la journée : moins cher que gratuit avec JR Pass, un peu plus de 6000¥ sans.

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Himeji Kobe

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Himeji Kobe: 34.815149, 134.685353

Vendredi, dernier jour du voyage pour mon bro. On devait à la base tenter Nara, ville connue notamment pour le grand nombre de daims en liberté qu’elle héberge, mais vu que des daims on en avait déjà vu par mal à Miyajima, changement de programme: ça sera Himeji (pour son château), et la ville voisine de Kobe. Deux villes en une journée, même s’il n’y a pas énormément de choses à y voir je sais pour l’avoir déjà fait que c’est un programme forcément chargé.

Et puis quitte à avoir une journée costaude on se rajoute même un truc au programme: le sanctuaire d’Inari, tout près de la gare de Kyoto. Egalement connu en occident sous le nom de « le truc avec toutes les portes rouges ». Problème, on est Samedi, il est 11h, c’est juste blindé de monde et c’est dommage parce que c’est super impressionnant (c’est sans doute pour ça que c’est blindé de monde vous me direz). Quelques photos pour le principe mais elles n’ont pas grand intérêt avec tout ce peuple. J’y reviendrai plus tard dans la semaine, de jour et de nuit.

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Je le répète au cas où, faites bien attention à ce que ce soit un service local, sinon vous allez au devant de graves désillusions. Une fois à la gare d’Inari c’est pas dur, vous allez voir immédiatement deux statues de renards (ou un truc du style), bah voilà c’est là, y a plus qu’à entrer.

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Flag of Himeji

Préfecture : Hyogo

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himeji

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L’histoire d’Himeji passe principalement par son château, la ville en elle-même n’ayant pas été trop brusquée en dehors de ça. Construit en 1333 où il n’était alors qu’un simple fort, détruit et reconstruit en 1346 pour devenir le château d’Himeyama (là on sent qu’on s’approche), l’endroit trouvera finalement sa forme presque définitive 200 ans plus tard, sous l’impulsion de Shigetaka Kuroda. En 1580 il montra fièrement son oeuvre au seigneur Toyotomi, qui lui répondit « mouibof » et remodela encore un peu plus le château en rajoutant un donjon sur 3 étages.

Après la guerre, le shogun Ieyasu Tokugawa qui régnait désormais sur la région offrit le château à son beau-fils, et ça c’est quand même autre chose niveau standing que ces beaux-parents indignes qui offrent un chèque cadeau Fnac à Noël. Histoire de contrarier encore un peu plus Toyotomi, qu’il venait de vaincre, le beau-fils fit genre « tu le vois ton donjon ? bah tu le vois plus » et rasa l’édifice. Et puis finalement il décida de complètement reconstruire le château, parce qu’au point où on en est hein.

Un peu plus tard dans l’histoire du Japon, durant l’ère Meiji notamment, on entra dans une période peu propice pour les châteaux qui, avec toutes les guerres qui agitaient le pays, avaient tendance à tomber les uns après les autres. Mais pas Himeji, qui dut sa survie à l’intervention d’un colonel qui apparemment y tenait beaucoup.

Seulement voilà, un château ça s’entretient pas comme un petit studio merdique (ou « de caractère » comme on dit dans les agences immobilières) de 15m² dans Paris, ça demande un minimum de taf et de pognon. Mis aux enchères en 1871, il fut acheté par un habitant pour 23 yen. Et là normalement quand on connaît un peu la valeur du yen on se dit « 23 YEN ?????? » et on regrette de pas être né 150 ans plus tôt. Mais en fait le yen de l’époque cotait un peu plus cher, et correspondrait plutôt à 200 000 yen actuels, ce qui reste quand même très peu (un peu moins de 2 000€). Sauf que cet abruti d’acheteur voulait détruire le château et utiliser le terrain pour autre chose, un plan diabolique qui fut heureusement contrarié par le fait qu’un château, bah ça se détruit pas en foutant des petits coups de marteau dedans, ça demande un minimum de taf et de pognon. Pognon qu’il n’avait pas, et c’est pour ça que le château est toujours là aujourd’hui, ayant également échappé aux bombardements des américains. Ca s’est joué à peu de choses vu qu’une bombe incendiaire fut lâchée sur le château mais n’explosa pas.

Finalement, il y a 60 ans il fut décidé de vraiment rénover sérieusement le château cette fois : et là ça a coûté un petit peu plus que 200 000 yen, puisque le coût final fut environ 125 fois ça. Dernier péril auquel le château échappa : le grand tremblement de terre de 1995 qui amocha sévèrement Kobe (voir plus loin) mais qui épargna miraculeusement Himeji. Il se dit même que la bouteille de sake présente sur l’autel à l’intérieur du château resta intacte, c’est fou.

A Himeji le trajet a le mérite d’être simple: la gare donne sur une grande avenue, le château est au bout. La ville en elle même est plutôt jolie, assez animée, mais on n’a pas trop pris le temps d’en profiter.

Le château, en rénovations jusqu’à début 2015, offre un peu moins de beaux points de vue que celui d’Osaka. Dommage car à titre personnel je le trouve beaucoup plus beau (bon en même temps je suis pas le seul, à peu près tout le monde considère que c’est le plus beau château du pays), c’est d’ailleurs l’un des rares châteaux du Japon à être d’origine, la majorité des autres étant des reconstructions en béton.

Trop de kawaii.

On en profite quand même pour se promener assez rapidement, puis retour à la gare en zigzaguant un peu dans les rues pour trouver à bouffer (échec).

Direction Kobe maintenant, où l’on avait rien de particulier à voir, le « programme » s’est fait à l’impro ce qui mine de rien n’a pas été si fréquent dans ce voyage où j’avais pas mal balisé les étapes. Au final il y a donc pas réellement eu de programme, on a juste erré à la recherche d’un restaurant proposant du boeuf de Kobe pour un tarif pas trop excessif (échec), pour finalement se rabattre sur un resto de ramen.

Flag of Kobe

Préfecture : Hyogo

hyogo

kobe

kobe

 

Kobe est en bord de mer, et du coup durant toute son histoire elle a avant tout été considérée comme un port, presque plus qu’une ville. Brièvement capitale du Japon en 1180 (ça a duré 5 mois, l’empereur a vraiment pas dû aimer la ville), Kobe fut un élément majeur dans les relations commerciales et diplomatiques entre le Japon et la Chine. Longtemps nommée Port-Hyogo, la ville ne sera officiellement fondée qu’à la toute fin du 19e siècle.

Bombardée comme beaucoup d’autres villes en 1945, Kobe fut particulièrement touchée et presque 10 000 habitants périrent, un fait historique qui servit d’inspiration à Hideo Miyazaki pour son film d’animation « Le tombeau des lucioles ». Les habitants gardèrent un souvenir assez peu enthousiaste de l’armée américaine, et pendant l’occupation ils parvinrent à obtenir le bannissement du port des navires porteurs d’armes nucléaires, parce que bon c’est sûr que ça doit moyennement inspirer confiance.

Plus récemment, Kobe fut très durement frappée en 1995 par le grand tremblement de terre du Hanshin, qui fit près de 5 000 victimes rien que dans cette ville.

Et puis bah voilà, c’est à peu près tout ce que je trouve à dire sur Kobe, qui m’inspire décidément bien peu. La ville est pourtant plutôt sympathique, elle dégage une impression plutôt agréable, mais sur le plan strictement touristique elle n’a quasiment rien à offrir. On évoquera évidemment son boeuf très réputé, mais il ne me semble pas forcément justifié de faire un détour par Kobe juste pour ça.

La ville en elle-même est assez ordinaire: pas vilaine mais pas spécialement attirante non plus. On m’avait prévenu mais j’ai quand même voulu vérifier par moi-même.

En fin de journée, retour sur Kyoto pour tester un bar à thème: Shishin, établissement qui reproduit l’ambiance d’un bar à l’époque des samurai. Je sais pas si les samurai daubaient des pieds à l’époque, si oui on a clairement apporté une touche de crédibilité à l’établissement. Un petit verre de vin de prune au miel et il est temps de mettre un terme à la journée, et au voyage pour Julian.

Je retourne une fois encore au Yodobashi, car j’avais l’intention de trouver un ou deux CD. Problème, un rayon musique ici ça ressemble à ça:

C’est pas classé par ordre alphabétique mais par syllabes. Et leurs syllabes sont telles qu’un album qui commence par To va se retrouver à côté de ceux commençant par Do, les H sont avec les P et les B… bref sans connaître lesdites syllabes c’est limite impossible, déjà même en connaissant c’est chaud. J’ai quand même pu repartir avec un peu de musique locale à pas cher. Globalement les tarifs de CD sont par contre tout aussi fumés que chez nous sinon plus: comptez 3000 yen soit 25€ environ, et encore c’est parce que l’euro est fort en ce moment.

Demain retour en solo avec les programmes chargés que ça implique, les deux jours à venir vont être intenses (je le sais, j’écris ces lignes au terme du deuxième jour, c’est l’avantage du différé).

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