5 Novembre: Le petit bonhomme en mousse


  • Osaka
    • 30mn depuis Kyōto et encore moins (20) en shinkansen via Shin-Osaka. Les deux options sont gratuites avec un JR Pass, sans le pass préférez la version sans shinkansen, cette dernière étant coûteuse (3000¥ en aller-simple).

Les abords du château sont gratuits, il faut rajouter un peu pour visiter le donjon (600¥) ou le jardin privé (300¥).

Le métro de la ville n’est pas couvert par le pass à l’exception de la Loop Line qui donne déjà accès à pas mal de choses en centre ville, dont le château.

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Osaka

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Osaka: 34.693738, 135.502165

Mercredi, et déjà le dernier jour du voyage pour deux d’entre nous. On en profite pour découvrir Osaka, à quelques kilomètres seulement de Kyōto.

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Drapeau de Ōsaka-shi

Préfecture : Osaka

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On oppose assez souvent Osaka à Kyōto : la ville du peuple qui serait opposée à la capitale un peu prétentieuse, siège d’une population plus intellectuelle et raffinée. Je connais bien trop peu les deux villes pour entrer dans ce genre de considérations, mais une chose est sûre les deux villes dégagent chacune une atmosphère très différente. Osaka donne ainsi l’impression d’être un vrai centre urbain, là où Kyōto semble plus aérée et surtout beaucoup plus touristique.

Comme sa voisine, Osaka est suspectée d’avoir accueilli la civilisation dès le 6e siècle avant JC, bien qu’on en sache pas beaucoup plus. Osaka (à une époque où elle s’appelait encore Naniwa) fut pendant une courte période (10 ans) la résidence de l’empereur, et donc la capitale du Japon avant d’être déplacée vers Nara. 100 ans après le nouvel empereur décida que finalement Osaka en capitale c’était bien, et puis l’année d’après décréta que finalement non, c’est Nara qu’est bien.

700 ans plus tard, des moines guerriers probablement encore énervés par cette attitude de girouette construisirent un temple fortifié où ils se retranchèrent jusqu’en 1570 (enfin ils sont sûrement sortis un peu entre temps quand même) quand Oda Nobunaga vint toquer à la porte pour demander s’il pouvait s’approprier l’endroit. Peu satisfait par la réponse des locaux, il assiégea le temple pendant 10 ans jusqu’à obtenir la reddition des moines. Après quoi il décida de bien leur montrer qui c’était le chef, donc il rasa le bâtiment et fit construire à la place qui est l’actuel château d’Osaka, et on peut difficilement lui en vouloir tant cet homme avait bon goût.

Du 17e siècle jusqu’à la fin du 19e, Osaka retrouva peu à peu le statut de ville « du peuple » qu’elle avait perdu les années précédentes, et fut notamment le lieu d’une importante insurrection paysanne, ces derniers n’étant pas très satisfaits que le gouvernement les laisse crever de faim. Après avoir rasé un quart de la ville, parce qu’apparemment ils rigolaient pas, les paysans furent finalement arrêtés par l’armée du shogun. Conséquence ou coïncidence, c’est aussi à cette époque que la littérature commença à dépeindre les habitants d’Osaka sous des traits peu glorieux, qui persistent encore à ce jour dans l’imaginaire collectif : radins, impolis, vulgaires, ce qui en fait probablement les habitants les plus français du Japon.

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On démarre la journée par le château d’Osaka, imposant édifice malheureusement pas d’origine: le vrai château a été détruit par ses propriétaires au 19e siècle pour éviter qu’il ne tombe aux mains de leurs ennemis. Le château que l’on voit est une reproduction fidèle, mais en béton, c’est le cas de la majorité des châteaux d’époque mais il en reste encore un qui est d’origine. Et je vais y aller prochainement bien sûr, car j’ai pris conscience aujourd’hui que les châteaux j’aimais quand même pas mal ça.

Le tour du château se complète assez vite, l’ambiance est clairement touristique avec des boutiques, de la musique traditionnelle dans les allées, tout est fait pour qu’on s’y croie.

Même si je doute que les Osakagoles soient d'époque.
Un maître Pokemon en vrai

Et c’est déjà tout pour la partie touristique: LET’S GO SHOPPING. Je retournerai de toutes façons à Osaka la semaine prochaine pour les matchs de baseball et j’en profiterai pour visiter un ou deux trucs de plus (SPOILER: en fait non j’ai pas eu le temps). Retour à la gare d’Osaka (via la loop line, cf plus haut) et direction le quartier de Umeda, accessible à pied.

Après un rapide tour au Yodobashi local (je crois que je dédierai une note spéciale aux magasins d’ici vu le temps qu’on y a passé) et notamment au magasin dédié aux mangas Jump, direction une ruelle voisine pour tenter l’une des deux spécialités locales d’Osaka, ville par ailleurs très portée sur la bouffe: l’okonomiyaki, sorte d’omelette mais en plus varié. On en trouve de très bonnes à Paris (avec malheureusement une hausse de prix assez conséquente), mais ici il y avait un petit truc en plus: elles sont cuites directement sous notre nez.

Sitôt le repas fini, retour au shopping avec un grand moment de galère au magasin Mizuno. J’ai essayé de faire comprendre au vendeur que j’avais une commande à mon nom qui m’attendait, seulement je ne savais pas le dire en japonais et lui avait le niveau d’anglais d’un enfant de CE2, et encore. Par miracle un vendeur d’un autre étage parlait à peu près anglais et j’ai pu me faire comprendre, sans ça je crois que je repartais les mains vides. D’autant plus ahurissant que la commande était arrivée le matin même au magasin. Mais bon, j’ai mes maillots de baseball introuvables ailleurs, je suis content bien qu’allégé de moult dizaines d’euros.

On croise en repartant cette figure apparemment connue mais quand même sacrément vilaine.

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Direction ensuite la gare de Namba (nous on y est allés à pied mais ça se fait bien en métro) le centre ville très vivant (et qui sentait le poisson de partout aussi) pour que les Applesex du groupe puissent assouvir leurs pulsions. Mais avant ça on passe devant un tout petit sanctuaire bien planqué, avec ses trois petites statues en mousse. On lui a jeté de l’eau sur la gueule vu que tous les autres gens le faisaient aussi. Apparemment ici c’est une marque de respect. Ne tentez pas ça en France, les gens ne comprendraient sans doute pas le geste de la même manière.

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La promenade se terminera tranquillement le long du canal Dotombori, l’un des quartiers les plus populaires de la ville.

De retour à Kyoto, petit passage dans un restaurant de sushi avec tapis roulant, probablement le dernier du voyage. Dernier soir aussi dans l’appart, je reprends à partir du lendemain une chambre dans une colocation à quelques stations de métro de là.

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