3 Novembre: Où ça nous mène, la folie des hommes ?


  • Hiroshima
    • Depuis Kyoto, 1h40 et trajet couvert par le JR Pass. Depuis Miyajima, 15mn de bateau pour revenir et une vingtaine de minutes pour revenir en centre-ville depuis Miyajimaguchi. Ensuite tout dépendra de votre utilisation du tram, mais le trajet dôme -> gare se fait assez bien en marchant pour qui n’est pas pressé.

Coût total du trajet pour la journée : juste l’éventuellement utilisation du tram si vous avez un JR Pass, sinon on monte à environ 1000¥ auxquels il faut rajouter au moins 8000¥ pour revenir à Kyoto ensuite.

KML-LogoFullscreen-LogoQR-code-logoGeoJSON-LogoGeoRSS-Logo
Hiroshima

chargement de la carte - veuillez patienter...

Hiroshima: 34.389983, 132.450056

Après une nuit difficile au cours de laquelle il y avait un vrai risque de mort par asphyxie pour mon coloc Julian et moi-même, nous quittons Miyajima, non sans avoir auparavant goûté aux joies d’un petit déjeuner à la japonaise qui est pas franchement bien passé. On a quand même eu droit à environ un dé à coudre de jus d’orange, c’était royal.

Un ultime petit tour au onsen et le moment est venu de quitter l’hôtel, non sans avoir faire quelques dernières petites photos des lieux. Et y a pas à dire, même s’il y a un peu trop de monde à son goût c’est un endroit assez fabuleux, à faire absolument si vous passez un peu de temps dans l’ouest du Japon.

Et puis aussi quelques achats de spécialités locales. Notamment ça, le momiji manju, qu’on pourrait vite fait comparer à une madeleine avec divers trucs à mettre dedans (le classique haricot rouge, de la pâte goût matcha, de la crème anglaise…). C’est super bon, un voyage à Miyajima sans ça c’est un voyage raté.

20141103_112446

Pour le retour c’est simple : le même bateau qu’hier jusqu’à Miyajimaguchi, ensuite ça bifurque un peu vu qu’on ne repasse pas par la gare d’Hiroshima.

j18_hiroshima

Flag of Hiroshima

Préfecture : Hiroshima

hiroshima

hiroshima_ville

 

hiroshima

Evidemment quand on pense à Hiroshima, on pense à des trucs pas très mignons. Mais plutôt que d’évoquer des trucs que tout le monde sait déjà et qui seront par ailleurs au coeur de la visite du musée, on va s’intéresser à ce qu’était Hiroshima avant que Harry Truman n’évacue la frustration liée à ses problèmes érectiles en tuant un peu plus de 100 000 civils.

Vous vous souvenez de Takamoto Mori, évoqué hier à propos d’un conflit qui secoua Miyajima ? Eh bien on retrouve ici son fils Terumoto, qui régna sur Hiroshima à la fin du 16e siècle, moment où il fit notamment construire le château d’Hiroshima (détruit puis reconstruit depuis). Ayant eu le mauvais goût de se retrouver dans le camp des perdants au cours de la grande bataille de Sekigahara qui opposa la #teamTokugawa à la #teamToyotomi, Mori se fit retirer la responsabilité d’Hiroshima au profit d’un seigneur fidèle à Tokugawa. Lorsque l’empereur reprit les commandes quelques dizaines d’années plus tard, il fit d’Hiroshima un des principaux centres urbains du pays et une de ses villes les plus tournées vers l’étranger, étant l’une des rares où l’anglais était enseigné, chose rare à l’époque.

La guerre contre la Chine, puis celle contre la Russie, transformèrent peu à peu Hiroshima en centre industriel produisant entre autres du matériel de guerre. Lieu de détention de prisonniers allemands durant la première guerre mondiale, Hiroshima fut comme chacun sait détruite quasi-totalement à la fin de la seconde, puis frappée par un typhon un mois plus tard parce qu’il y a des fois comme ça où le destin a décidé de te faire chier jusqu’au bout.

Depuis 1945, la ville s’est reconstruite, en mettant l’accent sur son dramatique héritage, et fut proclamée « ville de paix » par le gouvernement, ce qui en fit un lieu de choix pour héberger des conférences sur ce thème.

Les principales attractions « touristiques » de la ville sont évidemment et malheureusement liées au bombardement de 1945. Programme du jour: dôme de la bombe A et le musée, au contenu assez choquant. Tellement qu’il m’a dissuadé de mettre le titre que je prévoyais au début, et c’était pourtant mon meilleur jeu de mots de 2014, c’est dire. Si le musée a par moments un côté révisionniste assez dérangeant, difficile de ne pas considérer les hommes qui ont validé ce bombardement comme de fieffés sacs à merde en voyant l’effet que ça a eu sur les civils.

Le musée visité, on repart à pied vers la gare (en loupant royalement le château au passage). On a trouvé un Don Quijote en chemin, et fini notre journée dans ce vortex temporel. Puis il a fallu attendre 2h pour choper un train, et 2h quand on est fatigué c’est long, très long. Heureusement la gare est grande, donc on a réussi à tuer le temps en errant dans les magasins.

20141103_163147

20141103_163153

20141103_163607

20141103_173823
Ca va, elle vous a pas embêté ?

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *