31 Octobre : Chacun sa route, chacun son chemin


  • Ueno
    • Facilement accessible en métro, la gare est importante.
  • Odaiba
    • Comme indiqué dans la note de la veille, accessible depuis Shimbashi, pour un montant de 700¥ aller-retour.

Pour les activités:

  • Le musée national de Tōkyō, basé à Ueno donc, ne coûte pas grand chose : 620¥ pour accéder à un très grand musée et un jardin superbe.
  • A Odaiba, l’entrée de l’Oedo onsen monogatari coûte 2500¥, ou 2000 si on arrive après 18h. On vous remettra ensuite un bracelet qui servira à « payer » moult choses à l’intérieur. Vous remettez ensuite ce bracelet en partant, et on vous annonce la facture pour l’ensemble de vos activités. Faites gaffe, là-dedans c’est la fête foraine : jeux, boutiques de souvenirs, restos… et globalement tout y est assez cher, on a tôt fait de ressortir avec une facture bien salée si on ne fait pas attention.

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Ueno

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Ueno: 35.708918, 139.774218

J’ai longuement hésité avec « Coucou, tu veux voir ma bite ? » comme titre de cette entrée, pour des raisons qui seront évoquées ultérieurement. J’ai fait le choix de la raison.

Pour ce dernier jour à Tokyo, on avait tous des envies différentes, le meilleur choix était du coup de faire une journée quartier libre, chacun allant où bon lui semble. Les gars sûrs ont voulu retourner sur Omotesando et Harajuku, j’avais pour ma part un ultime quartier sur ma liste que je m’en serais voulu de pas tenter: Ueno, là où sont notamment les plus gros musées de la ville.

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Flag of Taitō

Dépend de l’arrondissement de Taitō

Préfecture : Tōkyō

tokyo

taito

 

ueno

Ueno est, historiquement, un quartier populaire. Il fait partie de la « shitamachi », qui signifie littéralement « ville inférieure », le genre de dénomination dont on sent direct qu’elle comporte comme un brin de mépris.

C’est à Ueno que vivait jadis la classe ouvrière de Tōkyō, là où les marchands et les sales bourgeois préféraient d’autres endroits plus huppés.

En dépit de ça, c’est ici que fut construit l’un des principaux parcs de la ville, le subtilement nommé parc d’Ueno. Construit en 1873 dans le but de promouvoir la beauté des paysages japonais, le parc prit la place d’un temple (Kan’ei-ji) presque totalement détruit lors d’une guerre civile ayant eu lieu 5 ans avant. De ce temple il ne reste plus grand chose, mais on peut encore apercevoir dans le parc une belle pagode qui résista à la guerre.

Aujourd’hui la situation s’est plutôt inversée, Ueno est devenu un quartier très prisé de par sa position quasi-centrale dans Tōkyō. C’est par ailleurs ici que se sont installés les plus grands musées de la ville : outre le musée national dont je parle plus loin dans l’article, on y trouve aussi le musée des arts occidentaux, le muséum d’histoires naturelles ainsi que quelques autres.

 

Après un bref passage dans un gigantesque magasin de jouets (où je n’ai rien acheté, je ne me reconnais plus), direction le grand parc d’Ueno (qui abrite notamment un terrain de baseball, et ça c’est positif).

Beaucoup de musées à disposition, ainsi qu’une expo temporaire dédiée à Hokusai (que tout le monde connaît même sans le savoir, cherchez « Vague de Kanagawa » vous verrez), j’opte pour l’essentiel en allant au musée national de Tokyo, qui propose un choix assez varié (archéologie, calligraphie, un peu de peinture). Les photos étant interdites quasiment partout, je n’ai pas grand chose pour illustrer mais en tous cas c’était vraiment très bien. Pas très adapté aux touristes par contre, seule une minorité d’informations étaient traduites, et en anglais seulement.

Au beau milieu du musée on peut sortir visiter le très beau jardin impérial, avec son étang très prisé des moustiques. Y en a un qui a tenté de me refiler la dengue mais je lui ai pas laissé le temps à ce bâtard.

J’ai quand même pu prendre quelques photos à l’intérieur, au mépris du danger.

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PAS BIEN

Puis retour à l’extérieur pour jeter un oeil à quelques pavillons annexes, sur lesquels je ne me suis pas spécialement attardé.

La visite du musée terminée, direction le métro mais sur la route je tombe sur un spectacle de rue. Donc je m’approche, serein, et c’est le moment où l’artiste a besoin d’un assistant. Y a une grosse centaine de personnes, sur qui ça tombe ?

Sur bibi, évidemment.

Après avoir catapulté une innocente peluche et discuté avec le gars (un néerlandais, mais il a eu la politesse de ne pas parler dans sa langue dégueulasse), il est temps de se mettre en route vers ma dernière destinat- oh y a du monde sur le terrain de baseball !

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Je suis resté les regarder quelques minutes, mais en regardant ma montre il s’avère que c’était plutôt une heure. J’avais envie de jouer avec eux mais ça semblait pas ouvert aux extérieurs 🙁

En arrivant à la gare d’Ueno je tombe complètement par hasard sur Ameyayokocho, une rue commerçante où je voulais aller mais en fait j’avais oublié que je voulais y aller. C’est en gros un marché géant, avec des échoppes de bouffe qui côtoient des magasins de souvenirs, des boutiques de fringues etc.

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Le temps de s’acheter un taiyaki (pâtisserie japonaise fourrée au haricot rouge en forme de poisson) (la pâtisserie, pas le haricot) et me dirige enfin vers le métro.

Enfin entre temps je tombe sur un gashapon Diamond no Ace que j’avais jamais vu. 300Y, la tentation du gaspillage est trop forte (à ce stade du voyage je ne fais même plus semblant de résister en fait), mais vais je avoir directement mon perso préféré ?

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Et là ça y est, fini les détours, je retourne à Odaiba car le moment est venu d’enfin tester les bains japonais.

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Je suis allé au Oedo Onsen Monogatari, qui est le plus grand établissement de la ville. C’est en fait un mini parc d’attractions, car si les bains japonais se contentent généralement du minimum, ici on se promène en yukata dans une zone mixte (pas de journalistes, cela dit) avec des boutiques, des restaurants, et ensuite seulement on entre dans les zones des bains, non mixtes vu qu’au Japon le bain, c’est nu que ça se prend. Ayant le curseur de la pudeur poussé quasiment au max, j’appréhendais pas mal l’expérience mais bon, c’était ça ou rien.

Évidemment aucune photo autorisée, what happens in the onsen stays in the onsen. J’ai essayé les bains classiques (de 39 à 42 degrés), le rotemburo (bain en extérieur, le cadre était assez magique si on arrive à faire abstraction des japonais qui se trimballent la bite à l’air sans pression aucune), le bain de refroidissement à 20 degrés qui fut assez rude… Et alors que je m’apprêtais à repartir je vois le bain massant, impossible de ne pas essayer évidemment. Verdict:

J’y suis resté une bonne demi heure, je crois.

Sorti des bains, la tradition veut qu’on se siffle une petite bouteille de lait. Mais y avait 4 parfums et j’arrivais pas à choisir alors je me suis sifflé 4 petites bouteilles de lait.

Après tout ça, retour sur Shibuya où régnait un bordel monstre. C’était Halloween toute la semaine ici, mais la grosse soirée était ce Vendredi. Du monde partout, globalement j’ai d’ailleurs pas aimé Shibuya à cause de ça: c’est tout ce qui me déplaît à Paris, mais en 10 fois pire. Le fait que ce soit Halloween n’a sans doute rien arrangé, mais du coup je me sentais bien plus à l’aise dans le petit quartier de la première semaine.

Après une ultime promenade dans les ruelles un peu plus calmes du secteur, où l’on observera la scène hallucinante d’un japonais complètement bourré qui est resté sur la route 10 bonnes minutes pour bloquer une voiture, sans que le conducteur de cette dernière n’ose bouger. C’est finalement un yakuza de passage qui viendra le déloger de façon virile mais correcte.

Cette soirée clôt donc la première quinzaine du voyage. Direction Kyoto à partir de Samedi, je repars de Tōkyō avec la fierté du devoir accompli : j’ai pu voir tout ce que je voulais même s’il restait forcément des trucs intéressants à faire. Mais après tout c’est pas comme si c’était la dernière fois que je venais ici #clindoeil