24-25-26 Octobre : Und ich hab nichts gesagt


  • Shinjuku
    • Quartier central de Tōkyō, donc probablement pas bien long niveau trajet. Les activités de baseball ont lieu aux abords du stade Meiji Jingu (station de métro Gaienmae sur la ligne Ginza)

Coût total du trajet pour la journée : entre rien du tout et quelques centaines de yen pour le métro

KML-LogoFullscreen-LogoQR-code-logoGeoJSON-LogoGeoRSS-Logo
Shinjuku

chargement de la carte - veuillez patienter...

Shinjuku: 35.674346, 139.717169

Bon, bah j’avais annoncé que ça serait compliqué de faire des mises à jour, j’ai pas menti. Les trois derniers jours ont été intenses, les suivants risquent de l’être aussi. Petit résumé de ces trois jours, ça sera probablement un peu bref. D’autant que ma tablette, d’humeur facétieuse, refuse de s’allumer donc tout ce qui suit a été écrit au téléphone et c’est peu pratique, croyez-moi.

J’en étais donc resté au départ, forcément un peu triste, du quartier de Tateishi que j’avais vraiment apprécié. Mais ayant fait de la baston de regards avec des Yakuza la veille au soir, j’étais à présent un homme recherché, la fuite était mon seul salut.

Drapeau de Shinjuku-ku

Préfecture : Tōkyō
tokyo

shinjuku

 

shinjuku1

Le quartier de Shinjuku se développa majoritairement à partir des années 1600, quand le château d’Edo fut agrandi et déborda un peu trop sur les temples avoisinants. Ces derniers déménagèrent donc plus à l’ouest, dans une ville rattachée depuis à la capitale et qui est donc désormais le quartier dont il est ici question.

Connue à l’époque sous le nom de Naitō-Shinjuku, en référence au seigneur dont les terres sont désormais accessibles à tous sous le nom de Shinjuku Gyoen, la ville se développa peu à peu et fut relativement bien épargnée par le grand séisme de 1923, étant située sur une zone où le risque sismique est plus bas que la moyenne. Ca explique d’ailleurs pourquoi on trouve plus de gratte-ciel à Shinjuku qu’ailleurs dans la capitale : ils ont un petit peu moins de chances de s’effondrer, et quand on construit un immeuble c’est quand même un argument qu’il faut savoir prendre en compte.

Par contre Shinjuku n’était pas vraiment plus immunisée que ses voisines sur le risque de bombardement par des américains : 90% du quartier fut rasé, mais hormis la reconstruction le quartier resta globalement inchangé (contraire à Kabukichō qui lui fut repensé de A à Z pour l’occasion, et pas forcément pour le meilleur. J’y reviens juste après).

Désormais devenu un quartier de shopping et de loisirs nocturnes, Shinjuku est aussi depuis 1991 le siège du gouvernement, ce qui en fait un peu le quartier le plus important de tout le pays.

Et niveau loisirs nocturnes, il y a un endroit dans Shinjuku qui est particulièrement connu : c’est Kabukichō. Ce coin, qui serait un peu le pendant nippon du quartier rouge d’Amsterdam, héberge de nombreux clubs et bars à hôtesses. Il est considéré comme une curiosité touristique, ça peut effectivement se tenter si votre kif est de vous faire déranger toutes les 30 secondes par un nigérian relou qui veut vous attirer absolument dans son rade moisi. Il est globalement conseillé de faire gaffe aux bars que l’on visite à Kabukichō : le lieu est en très large partie tenu par les yakuza (d’ailleurs une partie de l’intrigue des jeux Yakuza s’y déroule), et en cherchant un peu vous trouverez un certain nombre d’expériences de touristes imprudents qui sont ressortis de là en ayant été contraints de payer des sommes indécentes pour un verre de champomy.

 

Chargé comme un bâtard (je pensais pas avoir déjà acheté autant de trucs) je file déposer mes affaires dans le quartier de Shinjuku, à l’hôtel où mes gars sûrs (qui débarquent dans la journée) et moi passerons la nuit. Je sors du métro à 50m de l’hôtel, ne le vois pas, pars dans le mauvais sens sur 1km. Bon ça c’est le talent, on l’a ou on l’a pas. Moi je l’ai ça fait plaisir.

Les affaires déposées, j’ai quelques heures de battement que je mets à profit pour ENFIN aller cogner de la balle au batting center. Cet endroit est merveilleux, autant je me suis très vite lassé des salles d’arcade autant ça, quand je vais rentrer ça va me manquer. Bon cela dit on me souffle dans l’oreillette que je suis membre d’un club de baseball dont le coach trop sympa organise des sessions de batting toutes les semaines.

(paragraphe qui pourra potentiellement intéresser les copains du baseball et faire chier tous les autres) : Après avoir lâché 7€ je m’offre 3 sessions de 20 balles. La première
offre des balles droites et peu rapides (90 kmh) où je m’en sors pas trop mal même si les lancers sont clairement en bas de la zone et c’est pas pratique. La seconde offre des lancers plus hauts mais à 130kmh, j’ai moins rigolé. La dernière session « I’m going to make you my bitch » varie les lancers aussi bien en vitesse qu’en destination et en effet. Je me ridiculise à chaque fois qu’une changeup arrive, mais c’était rigolo quand même.


Il y a aussi un atelier pitching, mais je préfère ne pas évoquer l’humiliation subie. En tous cas c’est loin 18m.

Au retour je traverse le charmant parc Meiji, où l’esprit de l’empereur éponyme est supposé reposer. Y reposent également des tonneaux de plein de vins de Bourgogne différents, et ça ça me parle.

Le sake...

... et le vin.

Puis vient l’heure d’aller chercher mes gars sûrs. Enfin le seul truc dont on est sûrs c’est que sur une échelle de 1 à 10 de la granditude, la gare de Shinjuku est quand même putain de grande.
Quant à mes gars ils ont voyagé léger : pas de valises ! Il s’avère en fait que ces dernières sont restées coincées aux Émirats et que mes gars sont donc à bout d’habits.

Mais pas question de se laisser gâcher le voyage par ça. Après avoir mis ma fierté de côté et accepté un selfie, nous nous mettons en route pour trouver du manger.

On a surtout trouvé du démarcheur bien casse couilles en fait, notamment dans Kabukicho (bon en même temps le coin est connu pour ça mais on s’y est retrouvés par hasard). Ici ils sont sans pression, les mecs s’invitent carrément dans nos conversations en mode ouais mon pote t’as vu, tac tac tac bang, lève les bras lève les bras yeah yeah. Autant la semaine dernière j’étais dans un quartier très tranquille, autant là on est clairement dans un coin à touristes, et c’est un peu moins mon truc.

Ne trouvant rien à notre goût on se rabat sur un Burger King, parce que même à des milliers de kilomètres de chez nous on reste des sales.

  • Shibuya
    • Depuis Shinjuku c’est faisable à pied, mais sinon la gare de Shibuya est l’une des mieux desservies de la ville.
KML-LogoFullscreen-LogoQR-code-logoGeoJSON-LogoGeoRSS-Logo
Shibuya

chargement de la carte - veuillez patienter...

Shibuya: 35.658447, 139.701869

Le lendemain (Samedi), petite traversée matinale de Shinjuku, on va tranquillement vers Shibuya à pied pour découvrir où on va dormir pour la semaine.

Drapeau de Shinjuku-ku

Préfecture : Tōkyō
tokyo

shibuya

 

shibuya

Si Shinjuku peut-être considéré comme un quartier de sorties pour les adultes, Shibuya est un peu son équivalent pour les (très) jeunes adultes et les adolescents.

Nommé d’après la famille qui y régnait alors, le village de Shibuya se développa surtout grâce à sa gare, qui fut rapidement désignée comme un point d’entrée vers Tōkyō par le sud-ouest et qui reste encore à ce jour un immense point névralgique des transports de la ville. Devenue ville en 1909, Shibuya finit par fusionner avec ses voisins (dont Harajuku, déjà évoqué dans mes articles pour son magasin de jouets et son magnifique parc) et devint un arrondissement de Tōkyō en 1932.

Après la guerre le quartier, et plus précisément le parc Yoyogi, servit de lieu de résidence au personnel de l’occupation américaine. A leur départ le parc fut réaménagé en vue des Jeux Olympiques de 1964 et le marathon se déroula d’ailleurs dans le parc.

Mais au niveau historique, Shibuya est surtout connu pour la poignante histoire de Hachikō, ce chien d’Akita qui, dans les années 1920, avait pris l’habitude d’aller attendre son maître à la gare de ce qui n’était alors qu’une petite ville. Mais un jour son maître mourut au travail et ne revint donc jamais à la gare. Et pendant 9 ans, 9 mois et 15 jours, Hachikō revint tous les jours à la même attendre son maître. Oui c’est super déprimant comme histoire, j’ai même pas envie de faire une blague là 🙁 Forcément, ça attira l’attention des riverains qui prirent soin d’Hachikō lorsque le chien apparaissait, jusqu’à son décès en 1935. Devenu une véritable légende au Japon de par l’abnégation dont il fit preuve, Hachikō est aujourd’hui célébré par une statue à son effigie, que l’on trouve à la sortie 8 de la gare, sortie qui porte justement son nom. Car le hasard veut qu’en japonais, Hachi signifie « huit ». Eh oui !

Aujourd’hui et comme évoqué au début de ce texte, Shibuya est un quartier très prisé par les jeunes japonais : on y retrouve de très nombreuses boutiques de mode (dont Shibuya 109, la plus connue), des karaoke, des bars, un Starbucks surplombant le fameux carrefour… et surtout une foule incroyable, partout, tout le temps. Si vous avez du mal avec la foule Shibuya risque d’être une expérience un peu éprouvante. Quartier favori de beaucoup de touristes, c’est à titre personnel un de ceux que j’ai le moins aimés.

Puis on arrive enfin à Shibuya. Le quartier est réputé pour grouiller de monde, un samedi en plein pendant les fêtes d’halloween ça s’approchait de l’idée que je me fais de l’enfer sur terre, à part que ça manquait de marseillais et de roux. Disons que c’est très vivant.

Puis enfin l’appart, et la putain de déception. Non seulement c’est bien plus petit que ça avait l’air en photo, mais en plus on a un internet tout claqué et le proprio nous limite à 230 megas par jour. Enculé !

Du coup je leur ai fait découvrir les joies du batting ça nous a défoulés. Ils ont vu la lumière, ils ont compris le plaisir qu’on peut prendre à jouer au baseball. Je les convertirai tous, petit à petit, ainsi qu’au luboboule.

Le soir tout le monde récupère enfin ses valises, et on profite un peu des célébrations d’Halloween dans le quartier. J’ai remarqué que la japonaise porte court. Court court. Finalement il est pas si mal ce quartier.

Aujourd’hui c’est l’arrivée du dernier larron, le BGBM. Ça se passe pas trop mal, et on file rapidement à Yokohama car on doit assister à un match de foot. Si vous aimez pas le foot vous pouvez vous barrer, la fin de l’article ne parlera plus que de ça.

20141026_165015

20141026_175657

 

20141026_204251

Déjà les abords du stade changent un peu de ce qu’on connaît en France : stands de bouffe, animations, concerts, les gens s’occupent en attendant le match. On se paye un peu de bouffe à des tarifs bien plus corrects que chez nous, et direction les tribunes pour prendre nos places… Qu’on ne trouve pas et pour cause, toute la zone est en placement libre: premier rendu, premier servi. Et les japonais ont une technique bien à eux : ils posent leurs affaires sur le siège pour réserver et se barrent faire autre chose, tranquille.
On finit par trouver des places libres un peu en hauteur.

Arrive la présentation des joueurs, sur du Rammstein et putain ça envoie.

Niveau chants les supporters se débrouillent pas mal non plus en dépit de gros blancs (et c’était à peu près le seul moyen d’en trouver dans le stade, haha ! La blague raciste gratuite c’est CHECK). Y avait probablement davantage d’ambiance que dans l’actuel parc des princes. Prends ça Germain le lynx de mes deux.

Le match fut en revanche moyen. De bonnes intentions mais une finition à peine digne d’Alioune Touré, ça finit sur un triste 0-0. Et au moment du coup de sifflet final, le stade devient complètement silencieux. Tout le monde se lève et se casse, pas un applaudissement ou même de huée. Les gens viennent au match comme ils pointeraient à l’usine, quand sonne la cloche tout le monde dégage. On était choqués.

Et ensuite on est rentrés tranquillement à Shibuya. Tout le monde était bien claqué donc la soirée s’est finie assez vite après une visite du Don Quijote, qui risque d’achever mon compte en banque déjà bien mis à mal. Ce magasin est un temple de la malbouffe pas chère et des gadgets à la con. Notamment le poulet qui couine, et mon dieu il m’en faut un.

Je vais m’en faire des potes dans l’avion au retour avec ça.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *