22 Octobre : C’est de ta faute tout ça Simone


  • Tokyo Dome, Koraku-en
    • Station Korakuen, accessible en métro
  • Akihabara
    • Station du même nom, accessible en métro

Coût total du trajet pour la journée : pas bien cher, c’est du métro… voire de la marche exclusivement si on est motivé.

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Tokyo Dome - Akihabara

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Tokyo Dome - Akihabara: 35.708486, 139.751822

Salut les kids,

Aujourd’hui et pour la première fois depuis que je suis arrivé, je ne bouge pas de Tokyo. La journée, majoritairement dédiée au shopping, se fera en plein centre ville.

Mais avant ça, j’ai retrouvé quelques photos du Kiddy Land que j’avais oublié de mettre en ligne.

Des Crystal Puzzle, j'ai découvert ça ici. Il faut assembler des morceaux jusqu'à obtenir un personnage. Là c'est du Disney mais on trouve aussi des animaux ou des produits dérivés type Hello Kitty, Rilakkuma (<3)...

Il a fallu être fort pour résister à l'appel du doge.

Rayon entier dédié à Ghibli.

Le magasin propose bien plus que ça, mais ayant déjà été obligé de prendre ces photos en scred (les japonais ont horreur qu’on prenne des photos à l’intérieur des magasins) j’ai pas pu faire mieux.

Avant de partir je repère un gashapon (distributeur de capsules) dédié aux Hanshin Tigers, une équipe que j’aime bien. Pour 200Y une balle en mousse. Ca tombe bien vu que j’ai aménagé une zone de lancer dans mon salon, et puis j’ai des potes qui aiment bien se les envoyer dans la gueule quand ils viennent, on s’amuse de peu de choses par chez nous.

Deux types de balle: domicile (blanc et noir) et extérieur (jaune et noir), avec le numéro du joueur qui change. Je me fous un peu du numéro, je veux juste une blanche et noire. Un petit frisson m’envahit quand je tourne la clé, c’est distrayant et je sais pas pourquoi je tente pas plus souvent ces machines.

Ah oui, ça me revient.

Bref retour à la visite du jour, qui commence par le Tokyo Dome, salle de concerts mais qui est aussi et surtout la maison des Tokyo Giants, l’une des plus grosses équipes de baseball du pays. Il faut se rendre à la station Korakuen, je mets pas de plan vu qu’elle est accessible de pas mal de façons selon l’endroit où on se trouve, un petit coup d’hyperdia vous sera plus utile.

Et c’était la seule fois de la journée où j’ai pris le métro (bon à part pour rentrer), tout le reste est largement faisable à pied. A l’entrée il y a un SpaLaQua, établissement spécialisé dans les bains qui me tentait bien jusqu’à ce que je voie le prix: 23€. Alors certes c’est superbe mais un peu cher vu que je n’aurais pas pu y passer beaucoup plus d’une heure, le planning étant assez costaud aujourd’hui.

Juste à côté de là se trouve le Tōkyō Dome, plus grand stade de la ville et antre des Giants, la principale équipe de baseball de Tōkyō. La seconde, les Yakult Swallows, joue au Meiji Jingu, qui se trouve davantage vers Shinjuku.

Après une petite marche, je me dirige vers la seule vraie visite du jour: le jardin korakuen. J’en ai entendu beaucoup de bien et après y être allé je peux dire que la réputation de ce parc est loin d’être usurpée. Dommage que la pluie ait commencé à s’inviter, mais ça donne un charme particulier à certaines scènes.

Trouvant ça dommage de ne pas profiter plus longuement du calme qui règne, je me pose quelques minutes sur un banc quitte à me trimballer avec une auréole au cul pendant l’heure qui suit, en pensant que c’était le seul endroit où s’asseoir dans les environs. 100m plus loin je tombe sur ça.

Bon. Je garde la pêche et la visite continue.

Dernier crochet par le Tokyo Dome, je tombe sur un SEGA Center.

A l’intérieur les attrape couillon usuels, beaucoup de UFO catchers (les trucs avec la pince là, je sais plus comment ça s’appelle chez nous), un peu de pachinko… C’était quand même joli mais les photos y sont interdites. Et ces endroits étant généralement tenus par des messieurs tatoués pas spécialement réputés pour être avenants, je me suis plié aux règles.

Puis soudain bim, encore un Jump Shop comme à Yokohama, mais en beaucoup plus grand.

Ca, j'aime. Mon compte en banque, moins.

Et ensuite ça a commencé à sérieusement partir en couille. J’avais 2 objectifs shopping: le store principal de Mizuno, puis la rue principale d’Akihabara avec tout ce qu’elle comporte de boutiques de jeux et de mangasses. Sauf qu’il s’est mis à pleuvoir façon VNR, et qu’en même tempsn mon GPS a pété une durite, me faisant zigzaguer bizarrement dans les rues. Me voilà donc à faire des gauche droite avec un air patibulaire, en me prenant une bonne lavée sur la gueule vu que j’avais pas eu la présence d’esprit de choper un parapluie dans une épicerie. Et que là pour le moment j’en vois plus, d’épicerie. Tout ce que je vois c’est des putains de skate shops, partout.

Je finirai néanmoins par trouver ma route, le magasin Mizuno est grand et bien fourni. Avec plein de produits dérivés Diamond no Ace, j’étais saucé.

Flag of Chiyoda

Dépend de l’arrondissement de Chiyoda

Préfecture : Tōkyō

tokyo
chiyoda

 

akihabara

Ah, Akihabara… le quartier dont beaucoup d’amateurs de jeux vidéo japonais ou de mangas ont entendu parler au détour d’un magazine ou d’un site sur le sujet. Considéré à juste titre comme l’un des fiefs de ce pan de la culture japonaise (et qui soit dit en passant et contrairement à certaines idées reçues, est trèèèèèèès loin de se limiter à ça. D’ailleurs la majorité des japonais n’ont rien à carrer ni de l’un ni de l’autre, les mangas y étant vus plus encore que chez nous comme un loisir de préadolescent), Akihabara n’a pas toujours été vue ainsi.

Après la guerre, le quartier était surtout un marché noir où l’on pouvait facilement trouver de l’électroménager, entier ou en pièces détachées. Ca lui valut le surnom de « Denki Gai » ou « Cité électrique », une appellation qu’elle porte encore à ce jour et qui trouve écho jusqu’à Osaka,  où le quartier équivalent est nommé  « Denden town ».

 

Dans les années 80, l’électroménager ne représentait plus vraiment la pointe de la technologie, et devenait facilement trouvable un petit peu partout. Le quartier se respécialisa donc dans l’informatique, drainant au passage une très grande partie de ce public que l’on nommait (péjorativement à l’époque, moins aujourd’hui) les otaku. Cette population étant également assez fortement intéressée par les jeux vidéo et les bandes dessinées, les magasins s’adaptèrent et proposèrent de plus en plus une offre adéquate, achevant ainsi de faire entrer le monde des otaku dans ce qui la cité électrique (qui reste quand même à ce jour majoritairement dédiée à ça). La réputation ne tarda pas à dépasser les frontières, et le public occidental put découvrir ce quartier dans la presse spécialisée, notamment à l’occasion de salons comme le Tōkyō Game Show. D’ailleurs des occidentaux vous allez en croiser à Akihabara, presque plus souvent que des japonais qui, eux, préfèrent aller faire leurs achats de retrogaming dans des coins un peu plus secrets et moins chers.

Car évidemment, qui dit quartier touristique dit prix touristiques, et une enseigne comme Super Potato, jadis considérée comme la Mecque du retrogaming, est aujourd’hui regardée un peu de travers par les collectionneurs qui lui reprochent d’avoir fait exploser ses prix en misant à fond sur nous, touristes, qui ne sommes pas forcément au courant de la cote réelle de tel ou tel truc et hésiterons moins à passer à la caisse même si le prix est abusif. L’offre s’est également réduite, et pour ça on peut principalement remercier des connards de spéculateurs qui ont méthodiquement dévalisé les magasins au fil des années pour revendre leur butin 5 fois plus cher sur ebay. Ah je les aime pas ceux-là.

Aujourd’hui le quartier est donc vu comme une vraie étape touristique (la preuve) où les amateurs peuvent espérer  (même si c’est de moins en moins vrai, la faute à ce que j’énonçais plus haut) dénicher pour une modique somme certaines raretés, vous savez celle que le vendeur à République voulait vous vendre 600€ parce qu’elle était « introuvable même au Japon ». Enculé, va.

L’autre problème d’Akihabara outre ses prix plus si attractifs que ça, c’est qu’à trop vouloir contenter un public otaku, le quartier en a un peu trop épousé les clichés. On citera notamment les maid café, ces bars où une jeune japonaise en soubrette vous apporte à boire en vous appelant « maître » ou autres dénominations du genre, le tout avec une voix horriblement gamine et nasillarde. C’est vu comme une attraction touristique par certains, à titre personnel je trouve ça hyper malsain et j’ai préféré ne pas y foutre les pieds. Vous pouvez vous rabattre sur un neko café, où vous pouvez boire et manger tout en câlinant des chats ou en les regardant faire des trucs de chat comme dormir. Alors ok ils vous appellent probablement pas maître, mais c’est déjà un petit peu plus sain comme sortie.

Pas de photos d’Akihabara pour le moment, il pleuvait et j’étais plus préoccupé par l’idée d’aller me mettre à l’abri, curieusement. J’y retournerai Dimanche matin et sûrement un ou deux soirs pour faire du baseball. Si le temps le permet je ferai les photos à ce moment là.

Ultime étape avant de rentrer, un neko café. Rien de fou dans l’absolu, tu bois ton café et y a des chats qui se promènent, ça semble surtout s’adresser aux gens qui aiment les chats mais n’en ont pas chez eux. Ce qui est mon cas depuis que le mien est retenu en otage, mais bon.

La journée s’est finie dans un bar avec les proprios, dans un resto de ramen parce que je crevais la dalle et qu’on m’avait conseillé l’endroit (j’ai presque pu discuter entièrement en japonais avec le patron, la fierté) et enfin j’ai découvert le pachinko, auquel je n’ai RIEN compris. Ca a l’air un peu tout pourri en fait.

Demain grosse ballade, mais le temps est encore très incertain même si le soleil n’est pas indispensable pour en profiter.

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