20 Octobre : Stairway to heaven


Résumé rapide des lieux visités :

  • Ofuna
    • 50mn de trajet depuis Tokyo, environ 800¥ en aller simple (gratuit avec JR Pass)
  • Kamakura
    • 10mn de trajet depuis Ofuna ou 1h depuis Tokyo, 200 ou 800¥ selon le cas (gratuit avec JR Pass)

Coût total du trajet pour la journée : environ 2000¥ ou 0¥ avec JR Pass

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Ofuna - Kamakura

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Ofuna - Kamakura: 35.340054, 139.543190

Premier échec du voyage. Mon corps a décidé de me faire payer les excès d’hier, je n’entends pas le réveil et émerge à 10h30. Une bonne de retard sur le planning, mais bon faudra faire avec.

Nouvelle journée hors de Tokyo (décidément), retour dans la préfecture de Kanagawa et plus précisément à Kamakura, connue pour héberger plusieurs très beaux temples.

Il est là Pierre !

La petite canette rituelle avant de partir, et direction la gare de Kita-Kamakura où débute le voyage.

Sauf qu’en arrivant à Ofuna où j’ai une correspondance, j’aperçois une immense statue et, même s’il est déjà prévu d’aller voir une statue de Bouddha elle même un fort beau gabarit (13.5m) quoiqu’un peu loin du record national (100m). Qui n’est pas à Nagano, non.

DSCN5133

Un mini parc devant, parfait pour le petit dej de midi. Je parle un peu avec un rasta japonais sympa au passage. Petit tour à l’intérieur de la statue avant de partir:

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La grand mère espagnole qui avait restauré le Christ de Borja a encore sévi.

Encore une pagode délaissée, isolée :(

De retour dans le train, j’arrive rapidement à Kita-Kamakura. Le trajet n’est pas très dur: 2km de marche jusqu’à la gare principale de Kamakura, et deux temples à visiter absolument sur la route. Ca promet d’être rude néanmoins car mon tibia droit me la joue « eh mec tu te souviens hier, les 20km sans quasiment faire de pause ? Moi je m’en souviens assez bien », je me trimballerai une douleur bien vive toute la journée au final.

Flag of Kamakura

Préfecture : Kanagawa

kanagawa

kamakura

 kamakura1

Sise juste au sud de Tōkyō, Kamakura est très souvent conseillée à nous touristes, pour son côté traditionnel et très axé sur des temples majestueux, plus compliqués à trouver dans la capitale même. C’est globalement plutôt vrai, mais il sera dommage de réduire la ville à ça même si c’est déjà pas mal.

Car Kamakura est aussi une ville d’histoire, mesdames et messieurs. On y a trouvé des traces de vie remontant à l’an 10 000 avant JC Bahebeck, retrouvant notamment des traces d’obsidienne, bien pratique pour lutter contre les marcheurs blancs.

Plus récemment, un shogun (Minamoto no Yoritomo) y a vécu, en faisant par là-même la capitale du Japon. Alors ok c’est pas exactement le dirigeant le plus connu de l’histoire du Japon, mais en attendant y a pas tant de villes que ça qui peuvent en dire autant.

Pourtant l’histoire commençait mal pour notre ami shogun. Sa famille fut décimée par le clan Taira, et il dut donc se réfugier ici, à Kamakura. Quelques années plus tard, le voilà devenu le boss des environs, et il en profita évidemment pour rendre la monnaie de leur pièce aux Taira, probablement en balançant deux ou trois punchlines vengeresses. Il devint peu après le leader incontesté du pays, ce qui dura 141 ans quand même. Enfin pour son clan hein, je veux bien que les japonais vivent longtemps mais y a des limites.  Durant cette période, il se dit que Kamakura était supérieure en puissance et en culture à Kyoto (capitale officielle du pays puisque c’est de là que régnait l’empereur), au point même d’être considérée comme la 4e plus grande ville du monde d’après un sondage IFOP mené en 1250 auprès d’un échantillon de 8 personnes représentatives.

Histoire de marquer le coup, Minatomo construisit une petite rue qui ferait office d’artère principale pour la ville. Oh, pas bien longue, 1.8 kilomètre seulement. Nommée Wakamiya Ōji, cette rue est encore à ce jour la plus grande que l’on puisse trouver à Kamakura. Elle démarre par le San no torii, grande porte rouge située au niveau du Tsurugaoka Hachimangū (voir plus bas pour les détails de cet endroit), et termine directement sur la côte, dans la baie de Sagami. D’ailleurs si l’on suit la route de la côte jusqu’au temple, on passe par trois portes, nommées Ichi no torii, Ni no notii, et San no torii. Dit comme ça on dirait que c’est des noms impressionnants et mystiques, sauf que si on traduit ça donne « première porte », « deuxième porte », et « troisième porte » et là c’est tout de suite moins stylé. Y a zéro imagination, même un sketch d’Hanouna est plus recherché que ça. Nul !

Très rapidement, j’atteins le premier des deux temples: Engaku-ji.

Je me pose quelques minutes en haut histoire de souffler un peu quand même… et alors que je suis en cours de redescente, je croise deux jeunes locales qui me disent bonjour. Pour l’instant j’ai observé deux types de réaction chez les japonais face à moi: soit ils baissent les yeux, faut dire que je suis sacrément impressionnant en même temps, soit j’ai droit à de grands sourires parfois accompagnés d’un « d’où venez vous ? ». Bon là elles étaient plutôt du côté sympa, et là je sais pas ce qui s’est passé j’ai senti la puissance de Rival monter en moi et, pour les encourager, je leur ai lâché un « Ganbatte ! » de ma voix la plus virile. Effet tonitruant, la japonaise est facilement impressionnable c’est à retenir. ARIGATÔ, Rival. Tu me donnes la force de surmonter la douleur.

Un petit peu de momiji tiens, mais là aussi c'est timide (dans cette région le pic est attendu pour le 10 Novembre, environ)

Je quitte le temple et me dirige vers ma 2e étape. Mais avant, rien de tel…

... qu'un bon côcô bien frais !

Un musée dédié aux variantes et aux évolutions du manekineko. Rien que l'affiche est creepy as fuck, comme on dit sur l'internet 2.0. Du coup j'ai zappé, même si c'était pas cher.

En passant j’achète des crackers de riz chez une dame qui tenait une échoppe sur le bord de la route, y avait la race de sauce soja. Et ça donne soif, la sauce soja. Sauf que j’avais bu ma seule canette juste avant #bienjoué.

DSCN5172Et plus loin une maison dédiée aux chats. Plus accueillant déjà

Et voici le second temple (Kencho-ji), de loin le moment que j’ai préféré dans la journée. Absolument immense, j’y ai passé quasiment 2 heures et pourtant je marche vite.

ALERTE ARAIGNEE: https://lh4.googleusercontent.com/-V4QfrEMPrQU/VEUzWDSy9OI/AAAAAAAAMCs/5ntNmr-zyvk/s640/DSCN5199.JPG

Je suis pas spécialiste mais je suis sûr que des monstres de cette taille sont interdits par plusieurs lois de la nature et conventions internationales.

J’allais redescendre, mais là je vois un panneau qui indique un point d’observation. Bon bah allez.. mais avant ça:

Je crois que je développe une relation malsaine avec les escaliers.

Mais la vue était belle. Bon là en photo c'est pas flagrant, mais en vrai c'était joli.

Une fois redescendu, direction la gare.

Tiens et puis sur la route je tombe sur Tsurugaoka, que j’avais oublié et qui pourtant vaut très largement le coup, bien qu’un peu trop peuplé (le fait d’être juste à côté de la gare n’aidant pas).

Et c’est en clopinant que j’arrive enfin à la gare de Kamakura. Avant-dernière étape de la journée… ah bah non, entre le retard au réveil, l’arrêt imprévu à Ofuna et le temps passé au Kencho-ji, il est déjà 17h et le grand Bouddha est fermé au public. Tant pis, je reviendrai demain matin même si le trajet est un peu chéros.

Je check quand même le gardien des lieux avant de partir.

Les japonais aiment les trains et le kawaii. Dès lors il semble naturel de mélanger les deux.

Et vu que le programme de demain est un peu chamboulé (ça devait être full shopping à Shinjuku et Shibuya), j’ai gagné un peu de temps en passant au Yodobashi d’Akihabara, ça sera ça de moins à passer à celui de Shinjuku. 8 étages, de l’électronique, du PC, du jouet qui sert à rien, et un batting center tout en haut (où je reviens demain, pour le coup). Le paradis existe, et je peux à présent dire que j’y suis allé.

Après 3 jours, le remplissage de la valise avance bien.

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