16-17 Octobre : IRASSHAIMASE !


Résumé rapide des lieux visités :

  • Senso-ji
    • C’est dans le centre de Tōkyō donc à moins de loger en très grande banlieue, ça devrait pas être très loin ni très cher.

Pas vraiment d’utilité pour le JR Pass ici.

KML-LogoFullscreen-LogoQR-code-logoGeoJSON-LogoGeoRSS-Logo
Asakusa J1

chargement de la carte - veuillez patienter...

Senso-ji, Asakusa: 35.714765, 139.796655

Ici commence un voyage qui a bien failli ne jamais commencer. Donc en note pour plus tard: plus jamais je vais à l’aréoport autrement qu’en transports en commun.

Après un immense coup de stress qui me verra arriver à CdG dix petites minutes avant l’heure fatidique, nous décollons finalement avec… 1h de retard, bon du coup ça va ça n’arrive pas qu’à moi.

Mon voisin direct est un paki plutôt sympa, mais plutôt causant. Il sera très difficile de s’en défaire, le salut venant de l’activation des écrans pour mater les films.

Les écouteurs peineront néanmoins à couvrir le bruit de mon voisin hollandais de derrière qui, en plus de parler la langue la plus dégueulasse du monde, avait également la toux la plus dégueulasse du monde. Ce mec, je suis sûr que même les gens qui ont Ebola flippent quand il est à côté.

J’ai fini mon voyage sur une session télé. Japonaise évidemment, pour se mettre dans l’ambiance. A en juger par l’émission que j’ai vue ça promet d’être une expérience fascinante. Vous voyez un peu comment sont construits les reportages sur les petits restaurants de province ? Accent mis sur l’ambiance familiale, le respect des traditions culinaires tout ça. Bon bah là on garde les images, et on remplace Pernaut par deux cruches qui commentent ce qu’il y a à l’écran à base de « EEEEEEEEEEEEEEEEEEE ! », « OOOOOOOOOOOOOOOISHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! » et « nan desu ka ? EEEEEEEEEEEE OOOOOOISHIIIIIIIIIIIIIII ». Enfin l’avantage c’est que c’est pas dur à comprendre du coup.

Juste après y a eu un reportage sur un musée dédié à Cristiano Ronaldo donc j’ai éteint. Mon respect pour le Japon en a pris un sacré coup.
L’arrivée à Abu Dhabi se fera également en retard, mais de nuit. J’ai un peu pété liquide quand on a survolé l’Irak mais ça va. L’aréoport d’Abu Dhabi fut une escale rapide, tout juste le temps d’acheter une ou deux boissons bizarres, parce que j’ai une réputation à tenir. J’avais également repéré des chocolats au lait de chamelle, mais ça attendra le trajet retour.

Et me voilà donc dans l’avion pour Tokyo. Moins grand mais aussi moins rempli, je n’ai même pas de voisin. Tant mieux pour lui en même temps, le fait de ne pas avoir accès un déo commence à devenir handicapant, mon premier contact avec le Japon risque de sentir le mâle.
Et là je sais pas trop ce qui m’a pris. Excès de confiance après avoir eu cette correspondance avec pas moins de 30mn de marge ? Toujours est-il que j’ai tenté l’itinérance sur mon téléphone. Je reçois direct un SMS de Sosh qui m’indique que les SMS sont gratuits en réception, et facturés 28 centimes en envoi. Bon, c’est un tarif qui rappelle les années 2000 où on payait les SMS à l’unité, mais ça passe encore. Non là où ça devient un peu foufou c’est sur le tarif des données en téléchargement: 13€ pour un mégaoctet, tranquille. On est à un tel niveau de filsdeputerie tarifaire que même le fantôme de Steve Jobs a appelé Orange pour leur dire qu’il était choqué. Bon bah du coup pas d’internet, et c’était l’heure de la bouffe d’un niveau ma foi très correct.

D’abord le blog, maintenant je prends des photos de ma bouffe comme un sale con de hipster. J’ai honte de l’homme que je suis devenu.

Et puis ça a été à peu près tout car contrairement à ce que je pensais j’ai réussi à dormir un peu dans l’avion, suffisamment en principe pour pas m’effondrer comme une merde en arrivant à l’appart (à 16h ça serait fâcheux). Quand je me suis endormi on survolait la Chine, quand je me suis réveillé on survolait toujours la Chine. Total respect à ceux qui arrivent à pied par ce pays, tout un challenge.

Après toutes ces péripéties, c’est enfin l’arrivée à l’aréoport de Narita. Direct je me fais aborder par 3 jeunes gaillards avec une caméra qui veulent recueillir mon sentiment de touriste. Bah mon sentiment c’est que je suis crevé, que j’ai une tête de déterré, que j’ai chaud et que je pue donc je pense que la TV japonaise n’est pas prête. Je décline donc et me dirige vers le métro après avoir astucieusement opté pour une carte SUICA qui m’évite un bon quart d’heure de file d’attente dans le coin à touristes #malin

j00_trajet_p1

Le trajet se fera sans incident, sauf si l’on considère la panne de batterie du tel sachant que le seul plan que j’avais pour l’appart était dessus comme un incident. L’occasion du coup de tester mon japonais auprès d’un local. Et ça marche ! Tellement bien qu’il se met à me parler super vite et que je bite plus rien à ce qu’il me dit. Il finit par me montrer un point sur google maps, j’y vais de mémoire (et c’était pas facile fallait tourner genre 3 fois) et je trouve direct.

https://www.youtube.com/watch?v=NisCkxU544c

Et du nous y voilà officiellement : TOKYO !

Drapeau de Métropole de Tokyo

Préfecture : Tōkyō

tokyo

 

tokyo

 

Pas forcément évident de trouver quoi raconter dans ce premier encart dédié à la capitale japonaise (qui est considérée à la fois comme une ville et une préfecture, de façon similaire à Paris chez nous), pas parce qu’il n’y a rien à dire mais au contraire parce qu’il y a un peu trop à dire. Sévèrement touchée pendant la 2e GM par les américains qui y allaient à coups de bombes incendiaires (la guerre propre), Tōkyō fut entièrement reconstruite (et put même accueillir les Jeux Olympiques dès 1964) pour présenter la forme qu’on lui connaît actuellement. On va éviter de s’attarder sur les arrondissements, surtout qu’il y en a 23 donc on aurait pas fini. Certains auront droit à leur encart dédié, d’autres non, mais pour l’instant on va s’intéresser à l’histoire de la ville dans son ensemble.

Déjà, Tōkyō n’est Tōkyō que depuis relativement peu de temps : jusqu’en 1869 elle s’appelait Edo, jusqu’à ce que l’empereur Meiji décide d’aller s’y installer. Et comme tous les empereurs, il était un peu mégalo et tenait à ce que ça se sache. Du coup, il renomma Edo en Tōkyō qui, mais vous le savez déjà si vous lisez les petites popup, signifie littéralement « capitale de l’est », en écho avec Kyōto qui signifie « ville capitale ».

Avant 1869, Edo n’était qu’un simple petit village de pêcheurs. Bon, vu que le Japon était un peu dans un état de guerre civile permanente à l’époque, c’était un village de pêcheurs avec des doubles fortifications et un château (dont il ne reste malheureusement plus grand chose), ce qui n’est pas banal. En 1590, l’illustre Ieyasu Tokugawa vint en week-end à Edo pour oublier ses tracas de salaryman et trouva la ville fort sympathique, du coup il choisit de venir s’y installer. 13 ans plus tard, BAM ! Le mec est shogun. Gros gros boost pour le prestige d’Edo, mais genre c’est encore mieux niveau pub que d’héberger Intervilles. Commence alors l’ère Edo, dont vous avez forcément entendu parler si vous avez un minimum d’intérêt pour l’histoire du Japon, ou si vous lisez des mangas basés sur les samurai (genre Kenshin, qui y fait très souvent référence).

Edo devint de fait la capitale officieuse du Japon (l’officielle étant Kyōto, là où était l’empereur) et se développa au point de devenir l’une des plus grandes villes du monde. Pas une des plus ouvertes par contre : telle l’adolescente rebelle, Edo vivait en autarcie totale, ce qui avait du coup pour avantage de ne l’impliquer dans aucun combat. En même temps ils avaient déjà largement de quoi faire avec les incendies, les tremblements de terre, les kaijū, et autres joyeusetés qui ravageaient la ville régulière.
Et comme déjà à l’époque les américains aimaient bien venir foutre le bordel dans des pays qui ne leur avaient rien demandé, le commodore Perry vint mettre son nez là-dedans en 1853 et « négocia » l’ouverture du Japon sur l’extérieur. S’ensuivit une grosse inflation, de la gronde chez les habitants, des manifs de lycéens, tout un ensemble de choses qui mit à mal l’autorité du shogun. Pas fou, l’empereur bondit sur l’occasion, renversa le pouvoir militaire et s’empara d’Edo, qu’il renomma donc en Tōkyō en plus de transformer son château en palais impérial. Commence alors une autre période de l’histoire du Japon, la restauration Meiji.

j00_trajet_p2

 Malheureusement l’heure d’arrivée (16h30) me contraint à revoir mes plans, qui impliquaient d’aller dans un temple qui ferme à 17. Pas bien grave, j’irai demain matin et c’est pas les alternatives qui manquent. Mon choix se porte sur Asakusa, simplement parce que c’est le lieu touristique le plus proche de là où je suis. Premier constat, ça sent le manger mais genre partout. Sauf que comme c’est pas le même manger que chez nous ça donne super faim, sensation qui aura des conséquences #teasingmaster

La principale attraction du quartier d’Asakusa c’est le temple Sensō-ji, auquel on accède en passant par la Kaminarimon, la « porte du Tonnerre ». Vu qu’il y a pas mal de points d’intérêt, un petit plan n’est pas de trop:

Et alors là attention on entre dans le détail (à noter pour ceux que ça intéresse qu’en cliquant sur les mots soulignés vous aurez accès à l’écriture japonaise avec des explications et tout et tout. J’ai fait ça bien).

L’ensemble s’appelle donc le Sensō-ji, qui est en fait un ensemble comprenant un temple central (Hondō), que l’on atteint en franchissant deux portes (Kaminarimon et Hozōmon) séparées par une ruelle commerçante (Nakamise-dōri). Et autour on trouve quelques autres trucs comme une pagode ou un petit sanctuaire shintō mais là je suis moins informé.

Au niveau du temple les gens montaient les escaliers pour faire une prière, le temple étant supposé renfermer une statue de la déesse Kannon (vous noterez les efforts que je fais pour que vous repartiez moins cons). Bon moi j’ai pas fait, je suis monothéiste et j’ai déjà juré fidélité à Zlatan l’Eternel ainsi qu’à son premier apôtre, Javier le Glorieux.

Au retour je passe par l’également connue Nakamise-dōri, alias « la rue où les portefeuilles des touristes vont pour mourir ». Blindée de bout en bout d’échoppes avec toutes les babioles cliché (et je dis ça en sachant pertinemment que j’en achèterai), le manekineko (plus connu chez nous sous le nom de « chat qui fait bonjour dans les restos japonais qu’en fait c’est même pas des vrais japonais c’est des chinois qui font semblant en espérant que personne se rendra compte »), les petites poupées kokeshi, les pâtisseries, les kimono, TOUT. Evidemment on peut trouver mieux et/ou moins cher ailleurs en cherchant, mais si on a la flemme c’est la rue incontournable pour choper du souvenir.

Argent dépensé en conneries (hors bouffe parce que ça c’est à part):

Et niveau bouffe, je chope des anko dama (petites boules à base de pâte de haricot rouge et aromatisées ensuite) ainsi que quelques merdes dans une épicerie, ou konbini. Ces petits magasins sont partout, j’ai compté au moins 4 enseignes concurrentes et on en trouve quasiment une (minimum) par rue. Le client est accueilli par un très vocal « IRASSHAIMASE ! », version locale du  » ‘jour  » parisien en nettement plus enthousiaste. Tellement qu’on dirait un concours de qui gueulera le plus fort, c’est assez spécial. Bilan des victuailles donc:

A boire, à manger, de quoi se mettre beunaise (caler une expression de bouseux dans un article: CHECK) pour ce soir et demain.

.

Je repère au loin ma dernière destination du jour: la Tokyo Skytree. Un impressionnant édifice datant de 2012, et j’aurais bien voulu rajouter une info mais j’ai que ça sous la main.

DSCN5038

Sur la route je prends aussi le temps de photographier ça, ça me démangeait depuis un moment:

DSCN5041

Les tokyoites sont apparemment très fans de distributeurs, y en a juste PARTOUT. Sans exagérer c’est un tous les 50 mètres mini, et un peu plus loin y en avait pas moins de 8 alignés. Boissons majoritairement, mais j’ai vu glaces, bouffe, et dans d’autres quartiers on trouve apparemment plus farfelu.

Le choix de boissons est vaste, une bonne vingtaine. Ca tombe bien j’ai du temps, de la thune (bon à 90cts la boisson en même temps) et une soif qui confine à l’insatiable. On se reverra, distributeurs, et je vais vous mettre tellement cher. Je vise le grand chelem, pas une boisson ne m’échappera, même les trucs bizarres. Surtout les trucs bizarres.

Les alentours de la Skytree sont jolis, on peut monter très haut dans la tour moyennant une somme raisonnable, mais j’attendrai d’avoir visité le reste histoire de pouvoir reconnaître des endroits où je suis allé (pas con hein ? bac +2 les enfants).

J’en profite pour reprendre une photo de près, tellement près qu’on voit rien en fait. Ma carrière de photographe a du plomb dans l’aile.

DSCN5047

Au retour y avait ça aussi. Flamme ? Caca doré ? Je vous laisse juger, moi j’ai choisi mon camp.

En résumé un quartier très très agréable, mais à refaire de jour. Ca tombe bien c’est prévu pour dans une petite dizaine de jours avec mes gars sûrs. J’ai hâte que vous arriviez mais heureusement j’aurai sans doute pas le temps de m’emmerder d’ici là.

Au programme demain: le temple que je n’ai pas eu le temps de faire cet aprem, puis Yokosuka (ça parlera aux fans de la Dreamcast) et Yokohama. C’est le début de 3 ou 4 jours consécutifs hors de Tokyo, où je reviendrai à partir de Mercredi pour du shopping intensif. Si le temps est clément je devrais envoyer du très lourd niveau paysages à compter de Dimanche.

En attendant et comme je n’ai pas tout à fait sommeil (il n’est « que » 22h), petit tour dans le quartier où j’ai repéré des salles de pachinko, de gashapon et de « merdes à pinces où tu gagnes jamais » dont j’ai oublié le nom, mais celui-ci leur va très bien.

Bon et quand je disais que j’avais rien acheté, je mentais un peu.

.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *