29 & 31 Octobre : Reykjavik, c’est pas automatique


GQaoTmn.png

Hey salut, ça va ? Il y a environ un mois et demi de ça un voyage en Islande avait lieu. Puis ensuite il a pris fin, et par un subtil mélange de pas le temps et de grosse flemme, les derniers jours de ce voyage restèrent connus uniquement de ceux qui y étaient. Aujourd’hui, j’ai décidé de lever le voile sur ce mystère.

Dans la mesure où les intempéries se sont un peu mêlées de la partie (voir note précédente, vous savez l’histoire du verglas et toutes ces saloperies), la fin du voyage a été pas mal chamboulée. Ainsi les deux derniers jours (11 et 12) devaient consister en un aller-retour vers Djupavik, dans les fjords du nord-ouest de l’Islande. La route étant devenue impraticable, on a au total passé non pas un mais trois jours à Reykjavik, enfin surtout deux car le charme de la ville nous a rapidement donné envie d’en sortir. Mais je ne voudrais pas trop spoiler non plus.

Donc on en était restés à Borgarnes, charmante ville d’après moi, et trou complètement oubliable d’après mes 3 compères. Le Jeudi 29 Octobre au matin (ouais ça nous rajeunit pas), nous quittâmes les lieux direction Reykjavik, à une heure de là.

Pas spécialement d’intempéries sur la route si ce n’est un vent du genre violent, qui nous accueillait à chaque pause photos. Et les photos justement, car même avec un mois de pause mon sens de la transition habile est intact:

DSCN8916.JPG

DSCN8917.JPG

DSCN8918.JPG
Normalement à Djupavik, on devait voir un majestueux et intimidant paquebot échoué. Vu qu’on y est pas allés, voici un palliatif.

DSCN8920.JPG

DSCN8923.JPG

DSCN8925.JPG

DSCN8929.JPG

DSCN8930.JPG

DSCN8934.JPG

20151029_111114.jpg

20151029_111850.jpg

20151029_112522-PANO.jpg

20151029_114513.jpg

Puis au terme de cette courte (1h) promenade, nous voici donc à Reykjavik, point final du voyage. Alors on va pas tortiller du cul, Reykjavik n’a plu à aucun d’entre nous. Y a certes quelques jolis points de vue de temps à autre mais globalement la ville n’a pas grand chose à proposer, à la limite si vous êtes fans d’art moderne (on a tous nos défauts) j’ai cru comprendre qu’il y avait une offre conséquente, mais niveau monuments & cie c’est très différent de ce qu’on peut trouver dans la majorité des capitales d’Europe. Découvrons quand même ce que la ville a à raconter.

5wVGzrH.png

Comme beaucoup de villes islandaises, les documents officiels (plus précisément le Landnámabók, manuscrit écrit par l’illustre Olaf Olafsson et qui décrit l’époque de la colonisation de l’Islande) indiquent que Reykjavik aurait été fondée à la fin du 9e siècle.

Jusqu’au milieu des années 1700, Reykjavik ne sera pas réellement considérée comme une ville mais plutôt comme un lieu agraire. Lorsque l’emprise danoise sur l’Islande s’est relâchée, Reykjavik a commencé à développer ses propres entreprises (liées à la fabrication de la laine notamment) et obtient officiellement le statut de ville vers 1786. Les danois, encore largement favorisés, garderont quand même une forte emprise sur la ville pendant pas loin de 100 ans.

En 1845, le parlement (Alþing) que j’évoquais au tout début du blog est recréé après pas loin d’un millénaire d’abandon, et les gens se sont dits qu’au lieu de faire ça en plein milieu de la cambrousse ça pourrait être pas mal en ville sinon. Reykjavik hérite donc du bébé et affirme son statut de capitale du pays par la même occasion. La mise en place d’un pouvoir exécutif ne tarda pas à suivre, mais ce n’est qu’en 1918 que l’Islande cesse enfin d’être une colonie du Danemark et devient un pays à part entière, mais garde le roi du Danemark comme chef officiel jusqu’en 1944 où l’Islande est enfin proclamée république indépendante, lui permettant de développer une culture hipster et autres monstruosités à jean slim sans avoir de comptes à rendre à qui que ce soit.

Vu que Romain et moi y avons passé deux jours, j’ai décidé de faire un article global reprenant les photos des deux journées (Jeudi et Samedi).

20151029_120945.jpg

20151029_121130.jpg

20151029_123748.jpg

20151029_153237.jpg

20151029_153508.jpg

20151030_173054.jpg

20151031_125925.jpg

20151031_130022.jpg

20151031_135901.jpg
Un talent pour le cadrage et l’instantané qui se confirme voyage après voyage, jour après jour.

20151031_135929.jpg

20151031_140025.jpg

20151031_140259.jpg
Mes bros Stéphane et Mika, toujours là.

20151031_140509.jpg

20151031_140845.jpg

IMG_1182.JPG

IMG_1183.JPG

IMG_1188.JPG

IMG_1190.JPG
La statue d’Olaf Olafsson, qui compensait à elle seule le déplacement.

IMG_20151029_154127.jpg
GLOIRE A OLAF

PANO_20151029_154003.jpg

Et le reste du temps ça a été magasins de souvenirs, et bouffe (voir plus loin). Un peu surpris d’ailleurs par le fait que la plupart des commerçants étaient pas franchement avenants, on aurait dit Paris en pire. Alors après il paraît que Reykjavik est quand même assez chouette la nuit, nous vu qu’on était claqués (et qu’il y en avait deux qui prenaient l’avion à 7h) on a passé notre tour. Mais pour ceux que ça tente, petite leçon linguistique susceptible de servir dans ce contexte.

5wVGzrH.png

C’est un autre triste moment aujourd’hui, car il s’agit de la toute dernière leçon linguistique. J’avais fini par m’y attacher moi aussi, et j’ai hâte de refaire ça lors de mon prochain voyage, où les gens ne parlent pas islandais, et très mal anglais. Et non, pour ceux qui pensent qu’il s’agit de la France ce n’est pas à ce pays que je fais allusion.

Comme aujourd’hui on est en ville, que la population de Reykjavik est jeune, il est important pour les lecteurs portés sur la fête de maîtriser quelques phrases utiles dans une conversation nocturne et alcoolisée. Abordons-en ici une en particulier:

« Viltu svefn við mig, kvöld ? » -> Voulez-vous coucher avec moi, ce soir ?

On fera attention ici à quelques nouveautés susceptibles de mener à la faute:

– dans « svefn », le fn se prononce « peun ». Il s’agit d’ailleurs d’une astuce utile, revenu en France vous pourrez par exemple dire « le peun c’est un peu des connards quand même non ? » sans éveiller le moindre soupçon.
– « kvöld », de façon étonnante, ne contient aucun piège. Tout au plus faudra-t-il veiller à bien prononcer le ö en « eu ».

Ce qui donne donc « Viltou svépeun vith mirh, kveuld ? ». Si vous avez du temps devant vous il est possible de virer le kvöld final, mais on y perd un peu en authenticité.

Globalement l’avis du jury sur Reykjavik est, comme on peut s’en douter, assez froid.

Si vous aimez l’art contemporain alors Reykjavik sera intéressant sinon hormis les restaurants, les boutiques de souvenirs et les compagnies de cars qui proposent un circuit pour voir les aurores boréales ce n’est pas vraiment une ville qui vaut le détour.
– Romain

On peut difficilement cumuler les beaux paysages et les belles villes (hormis les Deux-Sèvres). L’Islande ne fait pas exception : Reykjavík se révèle une ville disposant d’une offre de commerce assez importante, mais plutôt quelconque, sans charme ni architecture particulière. On y a vu en 10 minutes davantage de voitures que pendant tout le reste du séjour. Toutefois, le trajet nous y menant m’a permis de voir mes derniers fjords d’Islande du voyage, on ne s’en lasse pas.
– Sylvain

Neutre, sympathique, aucune animosité.
– Jérem

C’est un indispensable Gameblog.
– Gameblog

Note finale: 2 hipsters de merde sur 5.

jbX0DIA.pngjbX0DIA.png3GTpLKa.png3GTpLKa.png3GTpLKa.png

Et comme je le disais, finalement ce qu’on a le plus retenu de la journée c’est la bouffe.

QWH0KdE.png

IMG_20151029_135725.jpg

20151029_135654.jpg
Fish’n chips pour les uns, mini burgers pour les autres. Que du plat typique.

20151029_192659.jpg

IMG_20151029_194928.jpg
De la soupe, mais dans du pain. C’était pas mal, c’était surtout bien costaud à finir. Jérem en a pris deux, parce que c’est Jérem.

20151029_201745.jpg
Y avait aussi un Dunkin Donuts, chaîne inexistante en France mais qui témoigne de la trace qu’a pu laisser « l’occupation » américaine en Islande.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *