23 Octobre : Dans la cabane du pêcheur


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On arrive peu à peu (voire franchement en fait) dans la partie est de l’Islande, synonyme de lieux touristiques de plus en plus éloignés les uns des autres et donc de trajets de plus en plus longs. Sachant que les journées raccourcissent à raison de plus de 5 minutes par jour, c’est pas forcément une bonne nouvelle. Heureusement on longe la côte et c’est toujours un bonheur pour les yeux. La note sera à l’image de la journée: décousue.

Le programme du jour étant assez light, on a pu lambiner un peu (en s’offrant le luxe de se lever à 8h30, oui messieurs dames HUIT HEURES TRENTE), se prendre un bon petit dej et se caler une escale surprise au glacier Fláajökull.

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C’est pas bon.

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Why so serious ?

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Le country hotel Smyrlabjorg, on recommande.

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Vous avez un regard… comment qu’on dit chez vous ?

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4 garçons dans le vent (froid)

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Et un nouveau reflet tiens, parce que décidément j’aime bien ça.

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On a évidemment demandé leur avis aux experts, qui accueillent ce jour un nouveau collègue.

Le glacier: j’ai pris l’eau, j’ai pris l’eau. Toujours aussi impressionnant. Le plus pour y accéder: une piste avec des grosses flaques et un 4×4 = Sébastoromain Loeb time !
– Romain

Rahh, encore un glacier, mais bon, c’est quand même sympathique, avec un petit pont qui tangue pour démarrer. Pas de touriste (nous ça compte pas), et un peu de ciel bleu. Une fois de plus, je ne sais plus si on a vu un arbre aujourd’hui.
– Sylvain

Étape surprise de la journée, le glacier Flaajokull a eu autant d’effet sur nous qu’une flamme sur un papillon. L’attraction était forte, la route une espèce de fusion entre du goudron et un gruyère, les paysages à l’arrivée sublimes. Et surtout, SURTOUT, aucun touriste autre que nous sur place, c’est fort plaisant.
– Jérem

Alors voilà, on se fait chier à faire un planning aux petits oignons et c’est finalement un truc improvisé qui se révèle être la meilleure sortie du jour. On n’a pas pu aller jusqu’au glacier lui-même (y en a qu’ont essayé ils ont eu des problèmes), mais moyennant une marche entre des sables aussi mous qu’un adolescent un matin d’été et un petit crapahutage à flanc de montagne, c’est une bien belle vue qui s’offre à nous. Et j’ai pissé sur un glacier aussi, ça c’est les bonnes ambiances.
– Marlon Rando

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– Gameblog

Ce qui nous fait donc un honorable score de 4.3 saumons sur 5.

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Et on reprend la route direction la petite ville portuaire de Höfn (qui signifie « port » en islandais, ça va ils se sont pas foulés les mecs). Pas spécialement riche en histoire mais la vue est superbe, et on y trouve les meilleures langoustes du pays, aspect qui ne pouvait décemment pas nous échapper.

Photo du trajet déjà, la qualité est bof mais le paysage compense.

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Et Höfn donc, ville de pêcheurs donc forcément y a des bateaux.

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Mais en fait on s’est rapidement emmerdés et le plus intéressant était la bouffe, je vous renvoie donc à la section qui va bien.

Direction la seconde et déjà dernière destination du jour, la ville de pêcheurs (encore) de Djúpivogur. Commence alors un long parcours le long de la côte qui durera le reste de la journée et toute celle de demain. Et forcément ça donne envie de s’arrêter en route pour profiter du paysage (et faire des dérapages dans les graviers comme un jacky, mais je ne vise personne).

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Et puis Djupivogur, l’arrivée du jour.

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On raconte que le premier homme à avoir fondé une famille en Islande, l’illustre Olaf Olafsson, s’installa dans la vallée de Geithellur, non loin de ce qui deviendrait plus tard Djúpivogur. Un jour, des femmes de la famille qui apparemment s’emmerdaient un peu gravirent une montagne avoisinante aperçurent de la fumée provenant de l’île Papey, à proximité. Une expédition fut menée vers l’île et les islandais y découvrirent des moines irlandais. Horrifiés par la vue de ces rouquins, Olaf et sa tribu rentrèrent immédiatement en Norvège, et ses descendants ne revinrent en Islande que des années plus tard, optant cette fois pour l’ouest du territoire. Techniquement les irlandais furent donc les premiers habitants de Djúpivogur, mais vu qu’ils ne cherchèrent jamais à s’y installer ils ne furent pas considérés comme des colons.

En 1627, Djúpivogur fut également le théâtre d’un dramatique évènement lorsqu’elle fut mise à sac par des pirates nord-africains au matin du 6 Juin, comme quoi les américains n’ont rien inventé. Au cours de leurs méfaits, les pirates firent des centaines d’esclaves ainsi que le jeu du front national.

Plus récemment (début du 19e), la ville recueillit également un esclave Noir ayant fui le Danemark. Premier homme de couleur à vivre en Islande, les statistiques officielles refusant de comptabiliser les roux comme tels, il put s’installer à Djúpivogur, y mena une vie normale et eut beaucoup de descendants dont Davíð Oddsson qui fut premier ministre de l’Islande pendant 14 ans. Une bien belle histoire.

 

 

 

Et là surprise, ENFIN une ville islandaise pas dégueulasse !

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Bon c’est pas flagrant sur cette photo.

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Un peu mieux sur celle-ci

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Les fameuses pyramides de Kheopsson, Khephrensson, et Mykerinosson

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Vu qu’on était vraiment en avance, on a même pu caser une session à la piscine du coin, précédée d’une session foot. Alors dans le quatuor c’est simple, y en a 3 qui jouent régulièrement au foot et y a moi. Forcément il a fallu adapter un peu la stratégie.

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Evidemment, aucune activité n’échappe aux experts, pas même celles-ci.

On était sur la route toute la sainte journée et puis il y a eu ce champ de graviers. Trop bien ! En fait non la voiture s’enlise… on a failli appelé le dépanneur pour la deuxième fois, je recommencerai plus promis…

Et puis Djupivogur. Une charmante bourgade, pour une fois!
Petit match de foot improvisé parce qu’ici on laisse le ballon sur le terrain. Et comment dire à 2 contre 2. Ah non d’après Thierry Roland (paix à son âme) c’était 1 contre 3 (je vous laisse deviner avec qui j’étais) ! J’ai mal…

– Romain

Petite bourgade agréable, propre, avec des maisons en bois de couleurs variées (faudrait quand même que quelqu’un leur dise qu’on peut construire en autre chose). Terrains de foot en libre accès, piscine sans casiers dans les vestiaires, la vie est tranquille ici. Y’avait même des bateaux dans le port de pêche. Mais je n’ai pas vu de saumon.
– Sylvain

Après Vik, nous voilà arrivés dans un lieu un peu plus sympathique d’aspect. Lieu sans prétention, mais qui se sera le témoin d’un petit retour à l’enfance puisque nous avons trouvé un terrain de foot en libre service (enfin libre, on suppose), puis sommes allés nous délasser les jambes à la piscine. Mais pas que. Sur la dernière heure, on était tranquille, du coup on a pu enchaîner sur un volley. Une fin de journée sportive, qui m’aura rappelé que je manque de souffle sur le terrain, mais moins sous l’eau. Un très bon moment.
– Jérem

D’un naturel prévoyant, j’annonce à mes convives que « vu le prix et les derniers avis sur booking, ça va sûrement pas être terrible. Résultat un appart pour nous tous seuls, le grand confort, le tout dans la plus jolie ville qu’on ait vue jusqu’à présent (bon en même temps toutes les autres étaient moches donc c’est une victoire par défaut plus qu’autre chose). Parlant de victoire, le foot a été sympa aussi, j’étais en équipe avec l’autre con et j’en ai profité pour changer de camp en scred, mais j’ai fait ça bien il y a vu que du feu. 15-7 qu’on lui a mis.
Et puis tiens, elle a l’air sympa cette piscine juste à côté du terrain. Alors hop piscine, jsuis dans mon jacuzzi t’es dans ta jalousie, une session de volley de haut niveau, un brin de causette avec un local, et on est rentrés détendus. Ne manque que cette foutue aurore boréale, qui continue de nous échapper soir après soir. Demain les chances semblent particulièrement élevées, alors on croise les doigts et on compte sur vous.

– Marlon Rando

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Pour une note globale fort honorable de 4.1 saumon sur 5.

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Après toutes ces péripéties, nous voilà rentrés. Et il est maintenant l’heure de bouffer. Mais d’ailleurs, comment on fait pour demander quelque chose au restaurant, hein ? COMMENT ON FAIT

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Notre leçon du jour portera une nouvelle fois sur un exemple pratique, le dernier ayant reçu les acclamations du public. Notre phrase du jour est:

Ekki gefa mér hákarl, lyktar það eins og tré reiðan. -> Ne me donnez pas de requin faisandé, ça sent la pisse des bois.

Une phrase plutôt technique, mais vu qu’on commence à maîtriser il faut élever un peu son niveau de jeu. Quels sont les pièges à éviter ici ?

– « gefa » (donner), comme vu précédemment, se prononce avec un i intercalé, et le f se prononce par ailleurs comme un v, ce qui donne « guièva »
– on l’a également vu auparavant, « mér » se prononce en fait « mièr »
– á, qu’on avait pas encore rencontré, se prononce « ao ». Le k se prononce de son côté avec un h aspiré devant. Mais que quand il est à l’intérieur d’un mot, sinon ça va. On dit donc ici « haohkarl », ce qui fait qu’en plus d’être dégueu c’est horrible à articuler.
– le y de lyktar se prononce comme un é, ici on a donc « léhktar ». N’hésitez pas à bien rouler le r comme si vous cherchiez à rendre hommage à Brassens, ça donnera l’impression que vous faites des efforts et en plus ça rend hommage à notre patrimoine.
– les deux lettres chelou dans un même mot, en 3 lettres ! C’est merveilleux. On prononce « thath » mais souvenez-vous que c’est pas le même th.
– qu’on a envie de le prononcer à l’allemande ce « eins », n’est-ce pas ? Sauf que non. « éinnsse »
– en fin de mot, le g se prononce de façon très gutturale, comme si vous aviez un truc à évacuer au fond de la gorge (si c’est le cas ne le faites pas, surtout au restaurant). « Orrh », donc, ou un truc du genre.
– « trière », on a déjà vu les règles.
– « réinthann », là aussi c’est du déjà vu.

Ainsi il faudra donc dire « Ekki guièva mièr haokarl, léhktar thath éinss orrh trière réinthann » pour que le serveur ne vous amène pas de requin fini à la pisse. Sinon vous pouvez aussi ne simplement rien lui dire, il n’a après tout aucune raison de vous en amenez si vous lui demandez rien. Ca n’aurait strictement aucun sens de lui dire ça, respectez-vous.

Mais du coup y a quand même des tas d’autres trucs à manger.

 

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Pour le 3e jour d’affilée on a tapé dans le petit dej à volonté, du coup le midi venu, niveau appétit on était pas au top. Mais y avait des langoustines, et on trouve toujours de la place pour les langoustines.

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Pâtes aux langoustines du patron

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Saumon au blé du patron[/i)

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[i]Tarte aux pommes du patron

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Tarte au chocolat du patron

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Skyr aux myrtilles du patron

 

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