1er et 2 Mai – Des lacs et des montagnes


Salut les petits amis. Vous vous souvenez de moi ? Mais si, j’ai fait un voyage au Japon en 1994, je suis en train de finir le récit.

Mais ce n’est pas le sujet du jour, car un nouveau voyage débute : en ce premier, me voici en Irlande avec deux compagnons. J’y avais déjà mis les pieds l’an dernier pour un week-end, mais je n’avais pas jugé utile d’en faire un article vu que la priorité était de finir ceux du voyage précédent. Bon il s’est passé tout un tas de trucs depuis ça a pas été facile.

Mais bref, nous voici partis pour 12 jours à parcourir le pays des rouquins, ayant atterri en fin d’aprem à Dublin nous commençons par une soirée tranquille à… Dublin, bravo si vous aviez trouvé. Vu l’heure pas eu le temps de faire grand chose, la soirée se limitera donc à une brève balade dans Grafton Street (la grosse rue commerçante du centre) et le quartier de Temple Bar, où on élira domicile dans un pub pour se désaltérer et tester une spécialité locale : une sorte de boeuf bourguignon cuit dans une soupe à base de vin et de Guinness, c’était fameux mais on cherche encore le goût de Guinness là-dedans.

Le lendemain, c’est les affaires sérieuses qui commencent : levés aux aurores (genre il était même pas 7h), nous faisons route au sud vers la vallée de Wicklow, et plus précisément l’ancien monastère de Glendalough.

J’y étais déjà venu l’an dernier en Juin, lors d’un voyage du Patron non documenté, mais manquant de temps je n’avais pas pu faire la meilleure rando. Cette fois ci on a le temps, on est motivés, on est des jeunes on est des oufs.

LES ANECDOTES DU PATRON

Glendalough, dont le nom signifie "vallée des deux lacs", est une vallée glaciaire. Ca ne veut pas dire qu'on s'y gèle nécessairement les gonades, juste qu'à l'époque il y avait un glacier ici, puis que la fonte et l'étosion aidant ça a creusé une vallée.. A la base, c'est un type nommé St Kevin qui cherchait à s'installer dans un coin tranquille, où il ne serait plus dérangé par les cris stridents de Cyril Hanouna. Seulement, certains de ses disciples se sont dit "hey c'est cool ici" et décidèrent de s'y installer aussi, faisant de Glendalough le premier repaire à hipsters de l'histoire. De retraite paisible le lieu devin hameau puis université religieuse, accueillant d'illustres irlandais comme par exemple Connell O'Connell. On finit par y ériger une croix celtique en hommage au fondateur, puis une grande tour ronde de 33m dont le but était a priori surtout de protéger les reliques lors des invasions viking, qui aimaient bien tromper l'ennui en allant faire chier le monde.

Matinée oblige l’air est frais, on a le parc presque pour nous tous seuls et les nuages bloquent pas mal le ciel. Mais c’est pas grave, car ça m’a permis de faire ce qui va potentiellement rester ma photo préférée de tout le séjour.  

Un lac, des montagnes, des reflets, manquait juste une aurore boréale et c’était l’extase complète. Mais bref, nous nous mettons en route, et une fois au bout du lac on tombe sur les ruines de l’ancien village des mineurs (du verbe miner, pas de méprise) dont il ne reste par ailleurs pas grand chose. Bon vous me direz c’est un peu le concept des ruines, mais quand même ça montre à quel point ces gens étaient peu soigneux.

 

NOTE : pour des raisons indépendantes de ma volonté mais un peu dépendantes de mon inaptitude à utiliser un appareil photo, certaines photos manquent pour l’instant. Ca sera rectifié dans la soirée.

Puis commence la Grande Ascension. Pas particulièrement difficile au début, c’est insidieusement qu’elle fait son oeuvre, à force de lacets, de chemins rocailleux qui attaquent les chevilles. On a fini la montée avec les jambes un peu contrariées, pendant que dans l’autre sens 4 malades faisaient du trek en descente, le masochisme a de beaux jours devant lui.


Alors qu’on était presque en haut, deux irlandais qui arrivaient en sens inverse nous demandent si on parle anglais. Bon vu que c’était des irlandais on s’est dit qu’ils allaient nous réclamer des bières, mais en fait pas du tout ces braves gaillards voulaient nous indiquer qu’un troupeau de 5 daims (oui bon c’était un troupeau modeste) se promenait à une centaine de mètres de là. Ce que l’on a effectivement pu confirmer, et les bestioles pas farouches nous ont laissés approcher à une distance plutôt raisonnable.

Une fois nos amis cervidés laissés derrière nous, on entame enfin la redescente. Enfin, c’est ce qu’on pensait. Parce qu’en fait on redescend pour mieux remonter ensuite, dans un de ces escaliers infinis qui m’ont rappelé de douloureux souvenirs. Histoire de faire passer la pilule, la vue était plutôt acceptable. Attention quand même à pas trop quitter les planches, tout autour c’est de la tourbe et on a tôt fait de s’enfoncer dans ce merdier.  

Une fois en bas, on en a pas fini pour autant : il reste encore une cascade à voir et quelques chemins de forêt. Bon les chemins de forêt on a géré, la cascade un peu moins vu qu’on a réussi à passer du mauvais côté du torrent. Du coup une fois en bas, on avait la flemme de remonter alors on s’est dit qu’on allait d’abord festoyer en bord de lac. Au menu, sandwich pepperoni-sandwich au houmous pimenté, salade de fruits bas de gamme du Tesco, enfin on a pas lésiné sur les moyens quoi. Et après cette pause salvatrice, petit détour par la cascade donc. Petite, la cascade, c’est pas l’Islande non plus le truc mais c’est toujours agréable à regarder. En plus j’en ai profité pour tester mes talents de photographe et essayer d’avoir ce fameux effet « figé » qu’on trouve sur certaines photos de cascade. Bon moi j’ai juste réussi à avoir l’effet « y a trop de lumière qui est rentrée donc c’est tout blanc », moins prestigieux.  

« Mais où elle est ta cascade, fumier ? » pourriez-vous me demander. Eh bien elle arrive bientôt, soyez patients c’est quand même pas ma faute si cet APN de chie enregistre les photos une fois sur deux. En attendant revoilà le lac supérieur, avec un plus beau temps.

Après quoi il fut temps de quitter Glendalough, satisfaits mais surtout bien crevés. La vallée de Wicklow nous réservait une dernière belle vue avec un (autre) lac emprisonné entre des montagnes. Celui-ci on est pas allés au pied, car ça nous aurait pris trop de temps et on aurait dû annuler un truc sur Dublin qui était l’apothéose de la journée. On s’est donc « contentés » d’une vue de dessus, mais ça va on était globalement bien contentés.  

En attendant une photo certifiée Patron, voilà un aperçu.

Et donc, retour sur Dublin, enfin tout d’abord sa banlieue puisque c’est là qu’est notre hôtel. Alors oui tiens, l’hôtel, je me suis dit que ça serait bien d’en parler aussi car ça peut toujours filer des idées. Le Charleville Hotel, puisque c’est son nom, est situé à 20 bonnes minutes de marche du centre de Dublin. Ca se ressent sur le tarif vu qu’on s’en sort pour environ 30 balles la nuit, avec un confort tout à fait satisfaisant. Comptez juste pas trop sur le WiFi, d’une merdicité (mais oui ça existe) rarement atteinte. Par contre ils ont le gérant le plus drôle de l’histoire des hôtels.

Voici les notes officielles :


Placement : ✭✭✩✩✩
Rapport qualité/prix : ✭✭✭✭✩
Amabilité du personnel : ✭✭✩✩✩
Qualité de la bouffe : non testée
Touche « british » : ✭✭✭✭✭✭ pour l’humour
WiFi : MINUS FIVE STARS


Au global c’est un indispensable Gameblog.


Bon voilà on a tous bien ri (à part ceux qui comprennent pas trop l’anglais, dommage pour vous j’ai envie de dire) mais maintenant il est temps de passer aux choses sérieuses.


ON VA PICOLER

DE LA GUINNESS

ON VA PICOLER DE LA GUINNESS

LES ANECDOTES DU PATRON

La Guinness, du nom de son fondateur Arthur Guinness, est ce que l'on appelle une stout, genre qui lui même dérive des porter. Je reviendrai sur tout ça dans un fantastique article à paraître bientôt, un jour. Pour l'instant on retiendra juste que l'une des particularités est de contenir de l'orge à laquelle on n'a pas laissé le temps de germer (et de devenir du malt) mais que l'on a à la place fait torréfier. La brasserie, actuellement à Dublin, ne l'est que depuis peu : elle était jusqu'en 2005 basée à Londres. On trouve la Guinness sous plusieurs formes en France : la plus répandue est à la pression, ou dans le commerce sous forme de grandes canettes dites "Draught", un procédé qui permet d'avoir une couronne de mousse comme au bar (et qui effectivement marche bien). Non moins intéressantes, les versions bouteille sont souvent plus fortes en goût mais aussi en teneur d'alcool (notamment la Foreign Extra Stout). Par contre la mousse est jaune et moche, que voulez-vous. Ultime anecdote, sachez que le livre Guinness des records a été créé en 1951 alors qu'un différend opposait le directeur de la brasserie à un rival de chasse, pour savoir qui des deux était le meilleur. Il fit alors publier ce support qui recensait les records officiels de diverses disciplines, afin de trancher sur ce genre d'embrouille. Eh oui !

Direction le Guinness Storehouse, musée à la gloire de la marque. 7 étages de bonheur, bon et de quelques trucs dont on a rien à carrer aussi. Pour environ 15 balles, comptez 2 heures de visite qui commenceront par un aperçu, avec textes et vidéos (en anglais mais il y a des audioguides) explicatifs, du processus de fabrication de la bière. On enchaîne sur les aspects marketing avec un histoique des pubs, des mascottes de la marque (pensée pour toi, touriste canadienne relou qui as voulu taper ta pose de merde à côté de CHACUNE d’entre elles), des spots sur écran panoramique, avant d’enchaîner sur la meilleure partie : LA PICOLE.  

D’abord on apprend à déguster la bière, on apprend que la langue est divisée en 3 zones qui captent diverses saveurs : le fond de la langue capte l’amertume, le milieu de la langue est pour le côté « grillé » du malt, et le bout de la langue est pour le cun- non pardon, mauvais article. Le sucré, le bout de la langue il est pour le sucré.
Maintenant qu’on sait boire de la Guinness, on file à l’étage du dessus où on a la possibilité d’apprendre à tirer soi-même sa Guinness, avec explications. Une fois la bière prête, on est libre de la boire sur place ou de prendre l’ascenseur jusqu’au dernier étage, le Gravity Bar qui offre une vue panoramique sur Dublin. Assez oubliable d’ailleurs, la ville est charmante quand on y est mais pas particulièrement belle vue d’en haut. A noter que si on a la flemme de tirer soi-même sa bière, on peut à la place s’en faire payer une au bar. Et si on aime pas la bière, on peut se faire offrir un coca. Mais c’est une telle insulte que selon moi ces gens devraient juste se faire offrir un coup de pied au cul.

Puis c’est l’heure de repartir, non sans avoir évidemment mougeonné massivement à la boutique officielle. L’étape suivante est le St Stephens Green, charmant parc du centre-ville. Problème, on a à ce stade 25km dans les pattes, on est morts, donc on a un peu abrégé.

Et c’est ainsi que la journée se termine. Pas de pub, les bières on se les est sifflées à l’appart. Ce qui est d’ailleurs l’occasion d’introduire la nouvelle rubrique. 

 

 

Vous y avez cru hein ? Non en fait elle est vraiment prévue mais là il est 1h15 et j’ai la flemme, alors on verra la prochaine fois.

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